Ça a donné quoi, le premier match de "l’acte 2" de Zinedine Zidane entraîneur du Real Madrid ?

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ANALYSE – Le Real Madrid recevait ce samedi le Celta Vigo, pour le compte de la 28e journée de Liga (le Championnat d’Espagne de football). Il s’agissait du premier match du second mandat de Zinedine Zidane sur le banc du club madrilène. Alors ?

"Je suis excité comme au premier jour", avait lâché, la veille, Zinedine Zidane, en conférence de presse. Il n’est visiblement pas le seul. Pour le retour du Roi, ce samedi, sur le banc du Real Madrid, club avec lequel il avait remporté trois Ligues des champions de suite (exploit absolument inédit) pour sa toute première expérience d’entraîneur professionnel (de janvier 2016 à mai 2018), il y avait foule au stade Santiago-Bernabeu, où régnait une frénésie certaine tout autour du terrain, malgré un match quasiment sans enjeu, face à un adversaire, le Celta Vigo, au prestige relatif.

On aime cette pression, cette adrénaline. Même dans les tribunes, j’ai senti que les gens avaient envie de ça.Zinedine Zidane après le match

L’assistance, pourtant, a bien l’impression d’avoir vécu quelque chose comme un tournant majeur. Le Real Madrid s’est imposé sans trembler (2-0), et le nom des deux buteurs revêt déjà le symbole du renouveau : Isco et Gareth Bale, deux joueurs marginalisés par Julen Lopetegui puis Santiago Solari, les deux successeurs, et prédécesseurs, de Zinedine Zidane, que celui-ci vient donc de savamment relancer.

Il y en a d’autres : dans le onze de départ choisi par le Français figuraient le gardien Keylo Navas, devenu cette saison doublure de Thibault Courtois, et que Zidane avait soutenu en janvier 2018 en s’opposant au recrutement de Kepa Arrizabalaga (qui a finalement signé à Chelsea), l’arrière gauche Marcelo, relégué lui aussi à un rôle secondaire par Solari, Isco et Bale, donc, ainsi que l’ailier Marco Asensio, autre abonné au banc de touche ces derniers mois. Le coach français a donc clairement décidé de miser sur la volonté de revanche de ces hommes.

Sentiment de quiétude

Dans le style de jeu, on a ainsi retrouvé ce qui faisait la patte Zidane les trois saisons précédentes, à savoir un mélange de rigueur défensive, exprimée à travers un pressing de tous les instants sur le porteur du ballon adverse, et de déséquilibre offensif, avec des arrières latéraux se projetant jusqu’aux avant-postes, pour écarter la défense adverse, avant de la faire plier via des centres en retrait, et les décrochages incessants des (nombreux) joueurs offensifs, le numéro 9 Karim Benzema en premier lieu.

Dans l’état d’esprit, on a vu de l’audace (une frappe de plus de 30 mètres de Marcelo, une tentative de bicyclette de Benzema), mais aussi (surtout) une forme de détermination froide, dégageant un sentiment de quiétude. "Dans ce club, on ne peut pas vraiment être tranquilles, a rigolé l’intéressé au micro de BeIN Sports après le match. Mais en même temps, on aime cette pression, cette adrénaline. Même dans les tribunes, j’ai senti que les gens avaient envie de ça. Aujourd’hui, je pense qu’ils sont contents. Parce que les joueurs ont répondu présent." Leur entraîneur aussi.

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