Ce qui ne va pas au Barça

Ce qui ne va pas au Barça

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LIGA – Battu au Camp Nou par Valence samedi (3-2), le FC Barcelone vacille sur son fauteuil de leader du Championnat d'Espagne. Un simple accident de parcours pour les Catalans mais qui pourrait mettre en lumière un mal plus profond.

Le temps se couvre sur Barcelone. L'éclaircie du retour de Lionel Messi après sa blessure paraît désormais bien loin. Depuis, le scandale du transfert de Neymar a éclaté, le président Sandro Rosell a dû démissionner et la place de leader du Barça semble plus que jamais en danger. La faute à un nom match du Barça face à Valence samedi (défaite 3-2) et aux difficultés catalanes du moment. Les joueurs et le staff ont appelé "à ne pas douter du Barça", pourtant, certains le font déjà. Explications.

Une défense sur le gril
Les fautifs étaient tout trouvés. Trois buts encaissés et un latéral droit expulsé, l'arrière-garde du Barça a été le symbole de la faillite collective catalane. "Des erreurs corrigibles", comme les a qualifiées l'entraîneur Gerardo Martino, symbolisées par un Daniel Alvès battu dans les airs par le 1,63 m de Pablo Piatti sur le deuxième but valencian, un Jordi Alba impliqué sur les deux autres avant de voir rouge et une doublette Gerard Piqué - Javier Mascherano vraiment pas rassurante. En l'absence de Carles Puyol, au repos, le Barça est plus perméable, ce qui pose à nouveau l'éternelle question du recrutement d'un défenseur central de renom. Après quelques veines tentatives l'été dernier, Barcelone semble désormais vouloir installer Marc Bartra (23 ans), formé au club et dont le contrat vient d'être prolongé, même s'il n'offre pas encore assez de garanties à court terme. Pourtant, le temps presse.

Un coach contesté
L'état de grâce, c'est terminé. Plutôt épargné depuis son arrivée en Espagne l'été dernier, Gerardo Martino est aujourd'hui la cible de nombreuses critiques. Beaucoup d'observateurs lui reprochent en effet son coaching au moment où le Barça était mené 3-2 par Valence : à l'heure de jeu, le technicien argentin a sorti Xavi Hernandez, pourtant capitaine, au profit d'Andrès Iniesta, avant de remplacer Cesc Fabregas par Cristian Tello. Résultat, le milieu de terrain catalan a paru désorienté et surtout jamais vraiment capable de mettre en branle une réaction collective. Celui qui n'avait "aucune explication concernant le scénario du match" est donc contesté, et n'est pas vraiment aidé par la dernière sortie de Lionel Messi. Interrogé sur ces commentaires, le quadruple Ballon d'or s'est contenté de dire : "Tata (Martino) a une autre façon de travailler. Avant lui, Tito (Villanova) était beaucoup plus comme Pep (Guardiola), parce qu'ils ont travaillé longtemps ensemble. Là c'est différent." Soutien modéré.

Un contexte particulier
Les scandales s'enchaînent. Après les problèmes de Messi avec le fisc, ceux de son père avec la justice, les polémiques autour d'une éventuelle prolongation de contrat de la star argentine et l'enquête autour du transfert suspect de Neymar, voilà que la polémique est peut-être en train d'entrer sur le terrain. Non pas que la démission du président Sandro Rossell ait une conséquence sur le jeu catalan , mais ces troubles incessants ont creusé la fracture avec les supporters blaugranas. Samedi, il n'y avait que 67 000 spectateurs pour assister à la défaite contre Valence, dans un stade qui en contient normalement 98 772... Le Camp Nou ne fait donc pas le plein et son public, qui n'est pas le plus virulent d'Europe, peine parfois à jouer son rôle de 12e homme lorsque le Barça en a besoin. Au point que Daniel Alvès a lâché samedi soir : "Nos supporters ne nous font aucun cadeau. Le grondement dans les tribunes ne nous aide pas, et on a parfois l'impression de jouer à l'extérieur." Ambiance...

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