Ce qu'il faut retenir de la saison de Ligue 1

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FOOTBALL - Le rideau est tombé et, avec lui, le verdict, de la saison. Le Ligue 1 a officiellement pris fin samedi soir et l'heure est désormais au bilan. Voici, en trois points, les grands enseignements à tirer du Championnat qui s'achève.

Une Ligue 1 à deux vitesses
Ce n'est pas une surprise à proprement parler. Mais comme l'argent n'offre finalement aucune garantie, on attendait quand même de voir. On a vu : le PSG et l'AS Monaco évoluent, effectivement, sur une autre planète que le tout-venant de la L1. Certes parce qu'ils disposent de joueurs de très haut niveau, mais aussi parce qu'ils s'appuient sur des collectifs solides et cohérents. "La réalité aujourd'hui, c'est que l'objectif le plus haut pour les challengers que nous sommes, avec Marseille ou Lyon, c'est la 3e place de la L1, résumait le président lillois Michel Seydoux samedi dans Le Parisien . Tous les challengeurs sont en surrégime car, dans nos plans, on doit disputer la Ligue des champions un certain nombre de fois. Mais on n'en a plus l'assurance désormais."

Des ogres qui doivent se réinventer
À côté de l'opulence des deux géants, les ex-cadors n'ont plus d'autre choix que d'exister dans leur ombre. Ce que les Dogues sont bien parvenus à faire en s'accrochant à la 3e place comme des morts de faim grâce à une solidité et une solidarité éprouvées. Mais l'échec de l'OL et l'OM figurent aussi l'un des constats forts de cette saison et prouvent que le défi doit encore être relevé à plus long terme qu'une seule saison. Tous deux n'ont en effet pas su passer outre les nouvelles contraintes financières cette fois-ci. C'est surtout vrai pour Marseille, 6e malgré le mercato le plus onéreux de son histoire (41,5 millions d'euros). Alors que l'OL a, lui, pu s'appuyer sur son centre de formation. Mais seulement pour limiter la casse. La saison prochaine en dira plus sur l'efficacité de la méthode lyonnaise, quand l'OM misera sur le talent et le charisme de son nouvel entraîneur, Marcelo Bielsa , pour retrouver la justesse technique et la coordination qui lui ont tant fait défaut cette année.

Un ventre mou qui joue le maintien
La "finale" de la dernière journée entre Sochaux et Évian a été l'arbre qui cache la forêt. Derrière les gros budgets pouvant assumer des effets d'annonce présomptueux, la grande majorité des clubs de L1 en est désormais réduite à jouer, elle aussi, le maintien. On trouve par exemple à la 17e place une équipe de Nice qui, la saison passée, avec les mêmes joueurs, avait terminé 4e. Ce qui suffit à résumer la différence infime de niveau entre un postulant français à l'Europe et un candidat à l'échafaud. Dans ce même ordre d'idée, Guingamp, vainqueur de la Coupe de France , finit en 16e position, à égalité de points avec Montpellier, champion de France il y a deux ans. Deux points derrière Nantes, promu interdit de recrutement. Ou quand, concrètement, l'homogénéité fait loi.

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