C'est officiel, Christian Gourcuff quitte (enfin) son poste de sélectionneur de l’équipe d’Algérie

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FOOTBALL – Après de longs atermoiements pour obtenir de sa Fédération un accord à l’amiable, Christian Gourcuff a officiellement été libéré ce dimanche. Son adjoint Nabil Neghiz assurera l’intérim au poste de sélectionneur de l’équipe d’Algérie.

"Je veux partir, ce n'est pas nouveau, je l'ai déjà dit au président de la Fédération au mois de novembre. Mais il a refusé que je parte. Je leur ai redit que ma position n'avait pas changé et que je souhaitais m'en aller, mais je n’ai pas démissionné", avait lâché jeudi dernier Christian Gourcuff, alors encore sélectionneur des Fennecs contre son gré, au quotidien régional Le Télégramme , pour démentir une rumeur largement relayée ce jour-là dans les médias algériens. Ce dimanche, après un entretien à Alger avec son patron, Mohamed Raouraoua, le technicien a finalement obtenu ce qu’il voulait : un accord à l’amiable pour se libérer de son contrat, courant jusqu’en 2018. La Fédé a officialisé la nouvelle via une brève tout en sobriété sur son site internet.

Pourquoi diable Christian Gourcuff a-t-il voulu quitter un poste décroché à l’été 2014, alors que son équipe survole les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2017 et que ses joueurs, enamourés, ont tout fait pour le retenir ? Sans en dire trop, l’intéressé a évoqué "un environnement global", qui comprend à la fois la politique sportive de la Fédération, sur laquelle il n’a aucune prise (contrairement à ce qui était prévu dans le deal de départ), et des relations exécrables avec les médias locaux, qui avaient d’ailleurs poussé à bout son prédécesseur, Vahid Halilhodzic.

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Pour le reste, l’ex-entraîneur de Lorient laisse derrière lui un bilan contrasté. Les chiffres disent qu’avec 2,0 points en moyenne gagnés par match, il est le 2e meilleur sélectionneur de l’histoire de l’Algérie derrière Evgeni Rogov (2,04) et devant coach Vahid (1,97). Mais ses détracteurs ne manquent déjà pas de pointer que, si ses Fennecs ont battu Oman, le Lesotho ou les Seychelles, ils se sont en revanche inclinés contre le Ghana, la Côte d’Ivoire ou la Guinée... Concernant son avenir, il a reconnu "des approches" récentes, auxquelles il n'a pas donné suite. Mais, dans l’avion qui ramenait son groupe d’Ethiopie mardi soir, il a tout de même expliqué à ses joueurs que ce qui lui manque le plus, c’est le travail au quotidien dans un club.

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