Chelsea - Manchester City : José Mourinho lance les hostilités

Chelsea - Manchester City : José Mourinho lance les hostilités

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PREEMIER LEAGUE - Des mois que José Mourinho est chaud comme une bouillotte. Alors à quelques heures d'un sommet face à Manchester City, équipe qu'il déteste, entraînée par Manuel Pelligrini, un coach qu'il déteste, pensez donc...

C'est désormais un mécanisme bien connu des amateurs de foot : plus la tension est palpable, plus José Mourinho déverse son fiel dans les médias. Revenu s'asseoir l'été dernier sur le banc de Chelsea, le "Special one" devenu le "Happy one" (toujours par auto-proclamation) n'a pas pour autant changé de méthode. Après avoir qualifié Arsène Wenger de "pleureuse" puis le jeu de West Ham de "football du XIXe siècle" , c'est donc fort logiquement que le coach portugais y est encore allé gaiment à quelques heures du choc majuscule qui opposera ses Blues, 3es, au richissime Manchester City, 2e (avec un match de moins qu'Arsenal, leader provisoire), ce lundi soir (21h), pour le compte de la 24e journée de la Premier League, le Championnat d'Angleterre.

C'est dans le Daily Mirror que l'entraîneur emblématique a balancé la sauce. "Je ne sais pas pourquoi ils sont si populaires alors que nous ne l’étions pas, répond-il ainsi à une question sur la différence de point de vue du public sur les deux nouveaux riches de la PL. À mon époque, on nous avait accusé d’acheter le titre, non ? Peut-être parce que notre propriétaire, Roman Abramovich, venait juste d’arriver dans le pays. Peut-être qu’aujourd’hui, les gens voient City différemment. Je ne sais pas si c’est parce que cela leur a pris six ans pour en arriver là alors que nous, nous avions commencer à gagner tout de suite. Et ça m’est égal. Je n’envie pas le fait qu’ils bénéficient de ce genre de protection, ou quel que soit le mot. C’est comme ça."

Il faut cependant rappeler que les Citizens restent sur une impressionnante série d'invincibilité de douze matches, dont huit victoires d'affilée incluant une toute récente fessée (1-5) administrée la semaine dernière sur la pelouse de Tottenham. Mieux : en plus d'être encore en course sur quatre tableaux (Ligue des champions, Premier League, Cup et Coupe de la League), les hommes de Manuel Pellegrini ont inscrit 115 buts en 37 matches (!!!) cette saison, toutes compétitions confondues. De quoi emballer adversaires vaincus et observateurs, qui vantent le jeu fondamentalement collectif et spectaculaire de ce Manchester City, décrit même pas certains comme "la meilleure équipe du monde".

Mourinho : "Financièrement, nous ne pouvons pas suivre"

"On verra ce qu'ils font en Coupe d'Europe, a vite réagi Mourinho. Mais, pour ça, la première chose, c'est de connaître le règlement de la compétition." Une fourbe référence à l'aveu de Pellegrini, qui avait publiquement admis ne pas savoir que son équipe pouvait terminer première de sa poule en inscrivant un but de plus à Munich face au Bayern, où City s'était imposé (3-2) le 10 décembre. Pellegrini était d'ailleurs l'une des cibles favorites du Mou du temps où il officiait en Espagne. Il y a deux saisons, le Portugais avait en effet succédé à l'Espagnol sur le banc du Real Madrid. Pellegrini avait ensuite fait remarquer que son Real comptait plus de points après 10 journées que celui de Mourinho. Lequel avait répliqué : "Moi, quand je quitterai le Real, je n'irai pas à Villareal."

Reste que les deux hommes bataillent aujourd'hui pour un titre de champion d'Angleterre. Alors tous les coups sont permis pour le Portugais, qui n'a pas hésité à faire passer la baisse des dépenses de son club sur le marché des transferts pour une démarche vertueuse plutôt que de la pingrerie : "Financièrement, nous ne pouvons pas suivre. Avant, nous étions libres. Il n’y avait pas de fair-play financier. Si votre club était riche, que votre propriétaire était riche, il n’y avait aucune règle. La situation était ouverte. Mais les temps changent." Comprendre : bientôt, Manchester City aura des problèmes avec l'UEFA. En attendant, il a encore quelques trophées à aller chercher.

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