Chelsea-PSG : Mourinho et Lampard se forcent à y croire

Chelsea-PSG : Mourinho et Lampard se forcent à y croire

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LIGUE DES CHAMPIONS - À la veille d'un quart de finale retour très attendu face à Paris mardi soir, José Mourinho et Franck Lampard, entraîneur et milieu de terrain de Chelsea, ont publiquement livré les clés d'un éventuel exploit des Blues.

À l'origine, Chelsea était une montagne que le PSG devait escalader . Mais après le tirage au sort, le terrain a parlé mercredi dernier. Et Paris, en obtenant dans les dernières secondes un avantage conséquent (3-1) au Parc des Princes , se rend à Londres ce lundi matin en position de force avant le quart de finale retour de Ligue des champions qui l'attend le lendemain soir à Stamford Bridge. Tant et si bien que ce sont les Blues, habitués à laisser le ballon à l'adversaire pour mieux le contrer, qui se demandent maintenant comment franchir l'obstacle. Ces dernières heures, l'entraîneur José Mourinho et le taulier Franck Lampard ont ainsi exprimés un optimisme certain, dont on peut se demander s'il est de l'ordre de la posture.

Avec sept qualifications décrochées en autant de quarts de finale disputés, toujours en prenant un avantage décisif à l'aller, le Special One ne connaît pas vraiment ce cas de figure. Metronews avait tenté de le lancer sur le sujet dès la fin de la première manche, dans les entrailles du Parc des Princes mercredi, mais le coach portugais était alors tellement enragé intérieurement qu'il avait préféré esquiver avec une ironie grinçante : "Il n'y a pas d'approche spécifique à avoir quand on est mené de deux buts ! Il faudra gagner c'est tout !" Quitte à changer de philosophie, ce qu'il s'était interdit de faire quelques heures auparavant ? "Sincèrement, je ne pense pas que Paris se voit déjà qualifié." Comprendre : le PSG va continuer à faire le jeu et Chelsea pourra donc évoluer en contre.

Mourinho : "Si l'on doit perdre, que ce soit après une magnifique soirée"

Revenu face à presse dans de meilleures dispositions, après la large victoire (3-0) des siens samedi contre Stoke City, José Mourinho s'est fait un peu plus précis quant à ses intentions en vue du retour. "C’était important de gagner, de voir de nouveau un sourire sur le visage des joueurs et de retrouver la confiance. Nous pouvons désormais nous tourner vers le match de Paris avec ce sourire. C’est ce dont nous avons besoin pour une mission quasi-impossible à remplir. Je crois que la meilleure façon de réussir est d’avoir le sourire et de profiter du match. J’aime la difficulté. Nous savons que nous devons gagner 2-0, 3-1, 4-1, 5-2. Nous savons que nous avons besoin d’un résultat fou. Nous devons y aller sans peur, aller les chercher et voir ce qu’il se passe."

Il s'agira donc bien d'attaquer, ce que le technicien avait refusé d'avouer la semaine dernière. Chose rare, il a même évoqué publiquement l'hypothèse d'une élimination, mais pour galvaniser ses troupes, en fin communicant qu'il est : "Si l’on doit perdre, que ce soit après une magnifique soirée de football, une magnifique soirée d’émotions. Si nous prenons un but ou que nous n’en prenons aucun, nous avons une chance. Si nous en prenons deux et que nous devons en marquer cinq, nous n’y arriverons pas. C’est donc important de bien défendre contre Paris." Nous y voilà. Mettre la pression sans s'exposer défensivement. En gros, imiter ce que le PSG avait réussi à l'aller.

L'entraîneur y croit d'autant plus que Chelsea, en tant qu'entité, est un habitué des invraisemblables retournements de situations. En 2005, battus 2-1 à Barcelone, les Blues l'avaient emporté 4-2 à Londres pour se qualifier. Plus proche de nous, en 2012, ils avaient su surmonter une défaite 3-1 à San Paolo pour finalement éliminer le Napoli de Lavezzi et Cavani (4-1). "Nous allons devoir réussir une énorme performance comme celle que nous avions réalisée face à Naples l’année de notre sacre, se souvient ainsi Franck Lampard, appelé à être titularisé mardi soir pour compenser la suspension de Ramires. Cela s’annonce difficile face au PSG mais nous avons la force de caractère pour le faire. Et même ce petit supplément d’âme quand nous jouons à domicile." Dit autrement : une qualification anglaise serait de l'ordre de l'irrationnel. Cela tombe bien, le foot en raffole.

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