Chung Mong-joon : "Il serait bon pour Platini de ne pas être candidat à la Fifa"

Football
ELECTION – Le Sud-Coréen Chung Mong-joon s'est officiellement porté candidat à la présidence de la Fifa ce lundi à Paris. Le rival de Michel Platini en a d'ailleurs profité pour rappeler que le Français ne devait pas se présenter à la tête de l'instance mondiale du football.

"Le changement pour la continuité" c'est le slogan, pour le moins mystérieux et peu évocateur, choisi par Chung Moon-joon afin de lancer officiellement sa candidature à la présidence de la Fifa dans un palace parisien. Après Michel Platini, son grand rival, qu'il n'a pas hésité à remettre en place, on y reviendra, le Sud-Coréen est la seule seconde personnalité du football mondial à rentrer dans la course à la succession de Sepp Blatter, même si dans l'état actuel des choses, son pourcentage de remporter cette élection est extrêmement mince, compte tenu de l'influence du Français, notamment en Europe et...en Asie.

Chung Mong-joon, personnalité incontournable du football asiatique et ancien vice-président de la Fifa, a détaillé les grands axes de sa campagne, réclamant notamment une transparence financière accrue au sein de la Fifa, un renforcement des "contrôles et contrepoids entre la présidence, le Comité exécutif et les organes judiciaires", ou une "plus grande représentation des femmes aux différents niveaux de la Fifa".

"La Fifa est devenue une organisation corrompue"

Il a également réaffirmé sa volonté de ne "servir qu'un mandat" s'il était élu le 26 février lors du Congrès électif de la Fifa à Zürich, et qu'il publierait "le salaire, les primes et les dépenses du président." "Si l'Europe avait offert un leadership sain et éclairé, la Fifa serait-elle dans un tel état aujourd'hui?", s'est-il interrogé à voix haute. Chung Mong-joon avait déjà annoncé fin juillet qu'il serait candidat à la présidence de la Fifa. Il a assuré que l'instance internationale "est devenue une organisation corrompue parce que la même personne et ses acolytes l'ont gérée pendant 40 ans. Le pouvoir absolu corrompt absolument."

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Chung Mong-joon s'est donc ensuite attaqué à Michel Platini, président de l'UEFA, qu'il avait déjà taxé de "produit de l'actuel système Fifa" et d'estimer qu'il ne serait pas le successeur idéal de Blatter. Lors de sa conférence, le nouveau rival du Français a de nouveau affiché sa réticence quant à la candidature de Platini. "Il serait bon pour Michel (Platini) de ne pas être candidat" à la présidence de la Fifa, a assuré le Sud-coréen Chung Mong-joon. "Des médias européens ont fait de Michel des portraits selon lesquels il était le protégé de Sepp Blatter, a expliqué l'ancien vice-président de la Fifa. Vous connaissez les relations entre Platini et Blatter ? Ce n'est pas une situation saine pour Michel. Je pense qu'il serait bon pour lui de ne pas être candidat cette fois." Serait-ce pour le Sud-Coréen le seul moyen de remporter cette élection déjà vouée à l'échec ? On a notre petite idée.

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