Comment l'OM a perdu deux points à Lorient

Comment l'OM a perdu deux points à Lorient

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LIGUE 1 - Dominés en première période et dominateurs en seconde, les Marseillais n'ont pu faire mieux que match nul (1-1) à Lorient mardi soir, la faute à un cruel manque d'efficacité et à une nervosité palpable. Cette incapacité à gérer la pression fait les affaires du PSG, désormais en position de prendre la tête du classement en cas de victoire à Lille mercredi soir (21h).

Un match nul à l'extérieur est généralement considéré comme un bon résultat. Mais lorsque l'on occupe la tête de la Ligue 1 et que le PSG se trouve en embuscade un petit point derrière , ce n'est plus la même histoire. Le nul concédé mardi soir par le leader marseillais à Lorient (1-1) offre ainsi directement la possibilité à Paris de lui passer devant en cas de victoire à Lille mercredi soir. Dimitri Payet a ouvert le score pour l'OM à la 32e d'une frappe enroulée magistrale mais Jordan Ayew a égalisé sur penalty trois minutes plus tard.

Dans le jeu, les hommes de Marcelo Bielsa ont affiché deux visages très différents d'une mi-temps à l'autre. En première période, les Phocéens ont été complètement étouffés au milieu et ont pris l'eau en défense. "La clé c'était de les faire reculer. On s'y est bien pris. Maintenant, il faut faire très attention, parce qu'ils se projettent très vite vers l'avant", prévenait, à juste titre, le milieu Walib Mesloub dès la pause.

Mandanda et Gignac, deux leaders très nerveux

Durant le second acte, les Marseillais ont en effet pilonné le but breton, mais sans jamais parvenir à tromper une arrière-garde adverse pleine d'abnégation. "On a fait le match qu'il fallait. On s'était dit avant que ce n'était que du plaisir mais qu'il faudrait être à 120%. On a été les chercher puis on a défendu tous ensemble", se félicitait le défenseur Wesley Lautoa, le sourire jusqu'aux oreilles après la rencontre.

Au rayon des images fortes, on retiendra la sortie kamikaze de Steve Mandanda à l'origine du penalty. Habituellement très zen, le gardien phocéen a ensuite plongé beaucoup trop tôt quand Jordan Ayew s'est élancé pour transformer la sanction, signe d'une certaine nervosité. Dans la même veine, on a vu André-Pierre Gignac échanger des noms d'oiseaux avec le banc lorientais en plein match, ce qui lui valut une belle engueulade de coach Bielsa. C'était juste avant que l'attaquant ne rate une énorme occasion alors que Benjamin Lecomte, le portier lorientais, avait déserté son but pour tenter de dégager un centre de Dimitri Payet. Moralité : pour garder la tête de la L1, mieux vaut garder la tête froide.

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