Coronavirus : la Ligue 1 pourrait reprendre "au mieux le 15 juin"

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Coronavirus : la pandémie qui inquiète la planète

FOOTBALL - La Ligue 1, suspendue depuis le 13 mars en raison de la crise sanitaire liée au coronavirus, reprendra "au mieux le 15 juin", selon Bernard Caïazzo, dirigeant de l'ASSE et du syndicat de clubs de L1 Première Ligue.

Les mordus de la Ligue 1 n'ont pas fini de ronger leur frein. En effet, déjà privés du championnat de France depuis le 13 mars, date de sa suspension en conséquence de la pandémie de Covid-19, ils en ont encore pour quelques semaines d'attente supplémentaires avant de voir de nouveau les ballons rouler sur les pelouses. C'est Bernard Caïazzo, influent président du syndicat des grands clubs de football français, Première Ligue, et du conseil de surveillance de l'AS Saint-Étienne, qui l'a annoncé ce lundi 23 mars au détour d'un entretien accordé à France Bleu Loire.

"On ne pourra pas jouer tant que la courbe (du nombre de cas, ndlr) ne sera pas inversée. C'est à dire en juillet-août, au mieux le 15 juin", estime-t-il. Ajoutant que même l'hypothèse d'une reprise aussi tardive ne doit pas empêcher cette saison de s'achever, selon le dirigeant stéphanois, "très, très inquiet" des conséquences de cette interruption sur la santé financière des clubs. "Il faut à tout prix finir le championnat. Quitte à terminer l'exercice en juillet-août, et reprendre dans la foulée", insiste ainsi Bernard Caïazzo, malgré le sévère décrochage de son club, 17e de Ligue 1 et actuellement premier non relégable.

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"Sans aides de l'État, d'ici six mois, c'est la moitié des clubs pro qui dépose le bilan, prévient-il. Les cinq grands championnats européens ont déjà perdu quatre milliards d'euros, le championnat français entre 500 à 600 millions." Car même en cas de chômage partiel, comme l'ont décidé Lyon et Marseille, celui-ci est plafonné à 4,5 Smic (environ 5.500 euros net) et l'écrasante partie du salaire des joueurs reste donc à la charge des clubs. "Y a pas beaucoup de footballeurs qui gagnent 6.000 euros, rappelle le dirigeant des Verts. Derrière, ce sont les clubs qui vont devoir payer. Et actuellement, ils n'ont plus de recettes."

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"Après, il y aura l'absence de mercato", détaille encore Bernard Caïazzo. "Nos voisins n'auront pas les ressources pour acheter des joueurs cet été. Or, les clubs de Ligue 1 comptent sur des ventes d'ici la fin juin", principal modèle économique des clubs hexagonaux. "Sans parler des 170 millions d'euros en moins de droits télé, ni du manque à gagner en billetterie pour les clubs." Et sans compter la problématique des joueurs prêtés ou en fin de contrat, qui devront logiquement quitter leurs clubs au 1er juillet, les laissant démunis pour une fin de la Ligue 1 ainsi décalée jusqu'à la fin août. A moins qu'il ne soit décidé de mettre prématurément fin à l'actuelle saison en la rendant exceptionnellement blanche... Les dirigeants du football français n'ont, eux, pas fini de s'arracher les cheveux.

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