Coronavirus : le match OL-Juve à l'origine de l'explosion du nombre de cas dans le Rhône ? L'ARS dément

Coronavirus : le match OL-Juve à l'origine de l'explosion du nombre de cas dans le Rhône ? L'ARS dément
Football

HYPOTHÈSE - Le 26 février, se jouait dans un Groupama Stadium plein à craquer le huitième de finale aller de Ligue des champions entre l'Olympique Lyonnais et la Juventus Turin (1-0). Déjà sujet à polémique à l'époque en raison de l'épidémie de Covid-19, le match pourrait, selon un médecin lyonnais, être responsable d'un net accroissement du nombre de cas dans le Rhône. Ce que l'ARS conteste.

Et si, à l'instar d'Atalanta Bergame-Valence le 19 février dernier à Milan, le huitième de finale aller de Ligue des champions entre l'Olympique Lyonnais et la Juventus à Lyon le 26 février, avait été le déclencheur de l'explosion du nombre de cas de Covid-19 dans le Rhône ? C'est en tout cas l'hypothèse émise par le docteur Marcel Garrigou-Grandchamp dans une tribune publiée sur le site de la Fédération des Médecins de France il y a quelques jours. 

Interrogé par LCI, le docteur développe : "J’ai constaté en observant le nombre de cas déclarés sur le Rhône, l’Isère et la Haute-Savoie, un net accroissement du nombre de cas, deux semaines environ après le match OL-Juventus, qui s’est tenu à Lyon, au Groupama Stadium, et qui avait fait venir un certain nombre de supporters d’Italie (3000, ndlr). On m’avait répondu à l’époque que Turin n’était pas en zone sensible. Or, lorsque l’on connait le football italien, on sait que la Juventus draine des supporters à travers toute l’Italie, et donc certainement des Lombards, en pleine zone contaminée, sont venus à Lyon."

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"J’ai regardé dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, comparé les trois départements. La Haute-Savoie, qui était pourtant un 'cluster' au début de l'épidémie, n'a pas subi cette accélération du nombre de cas à partir du 12 mars, au même titre que l'Isère. C'est en revanche le cas dans le Rhône. A l’époque, j’étais déjà intervenu et je pensais qu’il ne fallait laisser ce rassemblement se faire. Regardez le rassemblement d’évangélistes qui a eu lieu dans le Grand-Est, ils étaient pourtant moins nombreux, cela concernait 2000 personnes, mais cela a provoqué beaucoup de contaminations."

"Aucun lien" selon l'ARS

De son côté, l'Agence régionale de santé (ARS), par le biais du journal Le Progrès, a écarté l'hypothèse d'un quelconque lien entre la rencontre et l'explosion du nombre de cas : "Après vérification avec les personnes chargées des investigations autour des cas confirmés biologiquement de Covid-19 (...), les investigations menées individuellement pour chaque cas n’ont pas mis en évidence de cas en lien avec le match."

"Je ne connais pas dans le détail leur façon d’effectuer les enquêtes, si chaque cas déclaré dans le Rhône a fait l’objet d’un questionnaire, leur demandant notamment s’ils avaient assisté au match ou si un de leurs proches avait assisté au match. Ils affirment qu’il n’y a aucun lien, je l’entends, mais ils ne donnent pas pour autant l’explication de la forte croissance du nombre de cas à partir du 12 mars", réagit le docteur Garrigou-Grandchamp.

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Avant de d'inquiéter d'un éventuel scénario similaire en lien avec un autre événement de grande ampleur :  "J’attends l’évolution du nombre de cas dans les prochains jours, car je me demande si on ne va pas avoir un phénomène similaire mais à l’échelle nationale, plus de deux semaines après le premier tour des élections municipales. Ces élections ont mis en contact énormément de personnes également."

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