Coronavirus : pourquoi le football et le rugby ne sont pas concernés par les mesures de restrictions

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Coronavirus : la pandémie qui inquiète la planète

EXEMPTÉS - Depuis samedi, en raison de l'intensification du coronavirus en France, tous les rassemblements de plus de 5000 personnes dans des endroits fermés et certains événements sportifs ont été suspendus jusqu'à nouvel ordre. Or, pour le moment, la règle n'est pas appliquée partout. Le football et le rugby sont épargnés.

En Ligue 1 et en Top 14, ça joue... pour le moment. Face à l'intensification de l'épidémie causée par le Covid-19, le gouvernement a pris des mesures drastiques pour limiter la propagation du virus, le conduisant à annuler plusieurs événements sportifs en extérieur, dont le semi-marathon de Paris qui devait se courir dimanche 1er mars, ainsi que "tous les rassemblements de plus de 5000 personnes en milieu confiné", à l'instar des matches de basket tels que Asvel-Monaco et Strasbourg-Le Portel. En revanche, cette interdiction n'impacte pas l'ensemble des manifestations sportives.

Ainsi, contrairement à l'Italie voisine, foyer du coronavirus en Europe, qui a mis ce week-end ses championnats en suspens - et notamment le choc crucial de Serie A entre la Juventus et l'Inter -, les autorités françaises ont choisi d'épargner le football et le rugby. Samedi, les matches de Top 14 se sont déroulés normalement. Même le match Racing 92-La Rochelle, qui s'est pourtant disputé sous le toit de La Défense Arena, une enceinte fermée en permanence donc confinée, avec 17.856 spectateurs, soit bien au-delà de la jauge des 5000, a pu se jouer. Les rencontres de Ligue 1 et Ligue 2 ont elles aussi été maintenues. Il en est de même pour celles prévues dimanche, dont le derby OL-ASSE.

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Mais pourquoi, ici, l'interdiction s'applique-t-elle pas ? Si certains ont évoqué d'éventuelles considérations financières, le ministre de la Santé Olivier Véran a lui répondu, en substance, que la configuration des stades ouverts ne répond pas à la définition d'espace "confiné". Ce que le Premier ministre Edouard Philippe a précisé samedi au JT de 20H de TF1. "La circulation ne se fait pas par l'air mais par la transmission de gouttelettes, par le contact physique. Donc nous avons considéré que ces manifestations en extérieur peuvent se tenir parce que le risque est limité", a indiqué le chef du gouvernement.

Pour le match Lyon-Sainté, cité en exemple par la tête de liste LaREM aux municipales au Havre, "on est dans deux zones où le virus ne circule pas et il nous apparaît que le match peut se dérouler dans de bonnes conditions." Contrairement au semi-marathon de Paris, "qui tombe dans la catégorie des événements", où des populations "viennent de partout dans le monde et se brassent à un moment donné". 

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"En contact permanent avec les autorités", la Ligue de football professionnel (LFP) s'est toutefois adaptée et a pris ses précautions. L'instance a considérablement modifié son protocole d'avant-match. Les joueurs, entraîneurs et arbitres sont priés de ne plus se serrer la main, conformément aux recommandations du ministère de la Santé. Des consignes qui n'ont pas été suivies à la lettre sur l'ensemble des pelouses samedi soir. Lors de Brest-Angers (0-1), les joueurs se sont salués avant d'entrer sur le terrain. Dans l'Hérault, Montpelliérains et Strasbourgeois se sont étreints chaleureusement sur le terrain. 

Mais si elles ont été épargnées ce week-end, rien n'indique que les rencontres de football et le rugby le soient encore longtemps. L'inquiétude se porte désormais sur les prochains jours, les autorités ne s'étant pas engagées plus loin que dimanche. Quoiqu'il en soit, les acteurs du sport français promettent "d'être à l'écoute de l'actualité et des décisions prises par les personnes compétentes", a déclaré samedi soir Julien Stéphan, l'entraîneur de Rennes. Thomas Tuchel, son homologue du PSG, suit lui aussi la situation. D'ici au 11 mars et la tenue du huitième de finale retour face au Borussia Dortmund au Parc des Princes, elle va forcément évoluer : "On en parle tous les jours. On doit attendre. Il y a des matches en Italie qui sont annulés. Il y a des choses plus importantes que le foot, ce n'est pas une surprise."

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