Corruption en Ligue 2 : des entraîneurs et dirigeants de Nîmes et Caen arrêtés

Football

FOOTBALL - Matches suspects, arrangements entre présidents, corruption... Le Service central des courses et jeux a procédé à plusieurs arrestations ce mardi matin, selon Le Point et Le Parisien, en raison de matches truqués en Ligue 2 française. Un énorme coup de filet qui va faire vaciller le football français. Explications.

 Qui est visé?
Le centre de l'enquête se situe à Nîmes. Le club du Gard, pour sauver sa peau en Ligue 2 la saison dernière (15e au final), aurait arrangé plusieurs de ses matches, face à Angers, Dijon, Caen, le CA Bastia et Créteil. Les Normands sont principalement visés aussi : le match nul 1-1 lors du 6 mai (avant-dernière journée) avait à la fois maintenu les Crocos et assuré la montée du stade Malherbe. Jean-François Fortin, président caennais, Jean-Marc Conrad, son homologue nîmois, ainsi que Serge Kasparian, ancien actionnaire du club gardois, ont été interpellés mardi matin, rapporte Le Parisien , après décision des juges d'instruction parisiens Serge Tournaire et Hervé Robert de lancer un vaste coup de filet. Les entraîneurs des clubs concernés par les matches sont également visés.

Quels faits leur sont reprochés?
Ils doivent répondre à des suspicions de ''corruption active et passive dans le cadre de manifestations sportives''. Le club nîmois est accusé d'avoir arrangé ces matches, avec le concours des adversaires donc. Kasparian et Conrad seraient ainsi à l'origine du processus, en orchestrant les approches avec les dirigeants et le staff technique des clubs, détaille Le Parisien.

► Quelles conséquences?
Il y a d'abord les adversaires. Le cas de Dijon, par exemple, est évoqué. Mais difficile d'imaginer que les Bourguignons, qui avaient corrigé Nîmes 5 à 1, aient accepté une quelconque commission, ce qui devrait les laver de tout soupçon. Les enquêteurs voudront en revanche en savoir davantage en interrogeant les Dijonnais.
Ceux qui auraient accepté, comme Caen, seraient davantage inquiétés. Surtout, Nîmes pourrait payer cher si les faits sont avérés. Après l'affaire VA-OM, match arrangé sur demande des Olympiens, le club avait été rétrogradé d'une division avec interdiction de recruter des joueurs sous contrat. Outre des amendes, des peines d'emprisonnement avaient également été infligées à Bernard Tapie, président de Marseille, et les autres acteurs du dossier.

EN SAVOIR + >> Lens et Caen accompagnent Metz en Ligue 1

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter