Corruption : le groupe beIN, dirigé par Nasser Al-Khelaïfi, a refusé de transmettre des données aux enquêteurs

Corruption : le groupe beIN, dirigé par Nasser Al-Khelaïfi, a refusé de transmettre des données aux enquêteurs

FOOTBALL - Le groupe beIN Media, dirigé par Nasser Al-Khelaïfi, par ailleurs président du PSG, s'est opposé au rapatriement de données informatiques lors des perquisitions menées dans les bureaux parisiens de la chaîne BeIn Sports, indique le parquet national financier (PNF) ce samedi. De quoi alourdir les soupçons qui pèsent sur le Qatari, mis en cause par la justice suisse.

C’est connu : le soupçon n’est pas une preuve. Toutefois, selon la loi suisse, "des soupçons suffisants laissant présumer qu’une infraction a été commise" conduisent à ouvrir une instruction pénale. Ceux qui pèsent sur Nasser Al-Khelaïfi sont donc suffisamment sérieux, puisque la justice helvète a mis en cause le président du PSG et de beIN Media Group dans une affaire de corruption privée, d’escroquerie et de gestion déloyale, concernant l’attribution des droits de diffusion des Coupes du monde 2026 et 2030. 

Pour ne rien arranger, le parquet national financier (PNF), sollicité par l’AFP, révèle ce samedi  que la chaîne beIN Sports n’a pas pleinement collaboré avec les enquêteurs…

Pourquoi Nasser Al-Khelaïfi aurait voulu corrompre certains protagonistes alors qu'il n'avait pas de concurrent ?- Un proche du président du PSG

En effet, lors de la perquisition menée jeudi dans les locaux de la chaîne qatarie beIN Sports, les enquêteurs ont demandé qu’on rapatrie les données informatiques hébergées sur des serveurs à Doha… Et ont essuyé un refus, selon une porte-parole du PNF. Le parquet doit donc désormais faire une demande d'entraide judiciaire internationale au Qatar pour tenter de récupérer ces données, ce qui va fatalement faire traîner la procédure un peu plus longtemps.

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Actuellement à Doha, où il prépare sa défense avec sa garde rapprochée, Nasser Al-Khelaïfi est soupçonné d’avoir bradé les droits TV des Mondiaux 2026 et 2030 en échange de sommes d’argent. Un proche du président du PSG fait toutefois remarquer, dans les colonnes du Parisien de ce samedi, que "les droits télé en cause ne concernent que la zone Moyen-Orient/Maghreb, or dans ces pays-là, beIN Media n'a aucune concurrence. Pourquoi Nasser Al-Khelaïfi aurait voulu corrompre certains protagonistes alors qu'il n'avait pas de concurrent ?"

De l'argent, un emploi et une villa en Italie...

Le Qatari, du reste, ne connaît pas encore le détail des charges qui pèsent sur lui, puisque son audition par le procureur suisse n’a pas encore eu lieu. "Ils (les enquêteurs helvètes, ndlr) disent qu’il y a eu des versements d’argent de Nasser à moi contre la vente de droits à un tarif préférentiel", a toutefois révélé, dans L’Équipe, Jérôme Valcke, l’autre protagoniste de l’affaire, qui a, lui, été auditionné jeudi en Suisse. 

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Ancien secrétaire général de la Fifa et ancien bras droit de l'ex-président Sepp Blatter, le Français nie farouchement toutes les accusations, dont celle, émise vendredi par la police financière italienne, selon laquelle Nasser Al-Khelaïfi lui aurait prêté une villa en Sardaigne dans le cadre de cette affaire… En attendant, Jérôme Valcke est considéré par la justice suisse comme un prévenu, ce qui équivaut, en France, au statut de mis en examen. Les enquêteurs n’auront, en outre, pas manqué de constater que son fils a été salarié au PSG de janvier à juillet 2013. 

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