Coupe de France : comment le PSG a perdu face à Montpellier

Coupe de France : comment le PSG a perdu face à Montpellier

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DESILLUSION – Dominateurs, les Parisiens ont pourtant été éliminés en 16es de finale de la Coupe de France par des Montpelliérains hyper-réalistes (2-1). Une défaite qui s'explique évidemment par l'opportunisme héraultais, mais aussi par des faillites parisiennes.

Le réveil doit être difficile pour les Parisiens. Car au lendemain de leur élimination en Coupe de France mercredi soir, après une défaite inédite à domicile depuis novembre 2012, les hommes de Laurent Blanc peuvent nourrir des regrets. Dominateurs, ils se sont pourtant fait sortir par un MHSC combatif et ultra-réaliste (2-1) . Un revers d'autant plus gênant qu'il intervient face à un champion de France 2012 très loin de son niveau affiché lors du sacre, puisque Montpellier se bat actuellement pour ne pas être relégué en Ligue 1 (16e). Alors, à l'heure de décortiquer les vidéos de ce 16e de finale perdu, l'entraîneur parisien n'aura sans doute pas grand mal à identifier les carences de son équipe.

Un manque cruel d'efficacité
Seul au second poteau, face au but grand ouvert, Edinson Cavani manque l'immanquable. Nous sommes à la 32e minute de jeu et l’Uruguayen, décidément moins inspiré en ce début d'année 2014, rate l'occasion de s'offrir un doublé et surtout de permettre au PSG de virer en tête, quelques instants après avoir recollé au score. L'illustration parfaite des soucis offensifs parisiens mercredi soir. Sans Zlatan Ibrahimovic (remplaçant) ni Ezequiel Lavezzi (repos), l'attaque du PSG impressionne beaucoup moins. Les raids stériles sur les côtés de Lucas Moura et surtout de Jérémy Ménez rajoutant un peu plus au sentiment brouillon ambiant. "Ce soir, on n'a pas été efficaces et cela m'a agacé, a d'ailleurs confié Blanc en conférence de presse. Vu les séquences qu'on a créées, on aurait dû être plus efficace. On a eu un manque de réalisme devant le but, on a souvent eu le geste peu approprié dans la surface de réparation."

Une défense moins souveraine
On le sait depuis le début de la saison, quand le PSG n'aligne pas son équipe type, ça se voit. Alex et Thiago Motta sur le banc, Paris s'est montré moins solide qu'à l'accoutumée. Même si Montpellier ne s'est pas procuré beaucoup d'occasions, en fait presque uniquement sur les deux buts inscrits , les raids de Rémy Cabella ainsi que le travail de sape de Jamel Saihi et Benjamin Stambouli au milieu ont parfois mis en lumière une équipe parisienne moins en maîtrise. Certes, elle n'a cédé que sur des coups de pied arrêtés, "qu'il faut déjà se procurer" a malicieusement rappelé Rolland Courbis, le coach du MHSC, mais elle a tout de même cédé. "Prendre deux buts sur ces phases de jeu, c'est toujours évitable", déplorait d'ailleurs Blanc après la rencontre. D'autant qu'à chaque fois, c'est Marquinhos qui était au marquage du buteur.

Un scénario qui se répète
Depuis le début de la saison, Paris a un très bon bilan (22 victoires, 6 nuls et trois défaites). Mais à chaque que le PSG patine, c'est presque invariablement le même scénario qui se dessine : une nette domination souvent stérile durant les 20 premières minutes, puis un jeu qui commence à tourner en rond, à moins trouver de solution. Comme face à Lille (2-2), Evian (2-0) ou Saint-Etienne (2-2), ce sont les Parisiens qui, en baissant progressivement de rythme et en manquant d'idées, redonnent confiance à leurs adversaires. "On a vu le PSG se promener il y a trois jours contre Nantes (5-0) , on ne voulait pas faire la même chose et on voulait au moins donner un peu de travail au PSG, a expliqué Courbis. C'était un de nos objectifs avant de parler de la qualification. On n'est pas venu en ayant perdu le match avant de le jouer." Et ça, visiblement, Paris n'aime pas.

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