Coupe de France : comment les joueurs vont faire face au grand froid

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FOOTBALL - Alors qu'un froid polaire s’abat actuellement sur le pays, dès ce vendredi soir et durant tout le week-end se disputent les 32es de finale de la Coupe de France. Des matches qui vont donc se jouer par températures négatives, contre lesquelles les joueurs vont tenter de lutter.

Cours, ça réchauffe. Si les joueurs ont leurs petites astuces et leur équipement pour braver l'hiver, tous en conviennent, le meilleur moyen de ne pas se frigorifier sur le terrain, c'est de s'activer. De bon augure pour le spectacle des 32es de finale de la Coupe du France qui débutent vendredi soir ? Pas vraiment, car entre l'état des terrains et la peur des blessures, dont le risque  accru par grand froid, les matches sont souvent assez fermés. Car le plus difficile pour les acteurs du monde professionnel et amateur qu'oppose cette compétition désormais centenaire, reste la mise en route, lorsque la respiration est rendue plus difficile et les efforts plus consommateurs en énergie par un thermomètre qui affiche du -5 ou du -10°C.

Le plus dur, c'est les premières minutes d'échauffement, et après, si on est bien couvert, quand le match commence, ça va"- Benoît Trémoulinas

Ainsi, en 2012, lorsqu'une vague de grand froid similaire (mais plus longue) avait frappé la France, Benoît Trémoulinas, alors à Bordeaux et désormais joueur du FC Séville, expliquait : "Le plus dur, c'est les premières minutes d'échauffement, et après, si on est bien couvert, quand le match commence, ça va. On n'y pense plus". Il y a l'effort, bien sûr, mais aussi l'équipement auquel ont recours les footballeurs. Gants, tour de cou, voire collant ou bandeau pour couvrir les oreilles, tout est bon pour réchauffer le corps et surtout ses extrémités.

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Le froid venu de Scandinavie recouvre l'est de la France

La principale difficulté reste quand même de maintenir au chaud les pieds, en contact direct avec le sol gelé et parfois même l'humidité ambiante lorsqu'il a neigé. Car enfiler plusieurs chaussettes ou glisser des chaufferettes dans les crampons peut créer des frottements (et donc des ampoules) ou même atténuer les sensations entre le ballon et le joueur. Autant de problématiques exceptionnelles et éprouvantes pour les footballeurs français. Ainsi, avant un déplacement du PSG au BATE Borisov (Biélorussie) en Ligue Europa en février 2011, Guillaume Hoareau, qui évolue désormais chez les Young Boys de Berne, déclarait qu'il avait besoin de se "préparer psychologiquement" pour affronter des conditions de jeu polaires.

Car même dans ces terres froides une bonne partie de l'année, certaines températures trop extrêmes posent la question de continuer à jouer au foot pour des joueurs pourtant habitués à ces températures que leurs homologues de Ligue 1. Ainsi, lors du décidément très rude hiver 2012, une fronde avait pris forme dans le Championnat russe contre le maintien des matches en décembre, alors que le mercure pouvait afficher du -15 ou -20°C sur le terrain. On n'en est quand même pas là pour la Coupe de France. 

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