Coupe de la Ligue : quand Laurent Blanc fait semblant

Football
COUPE DE LA LIGUE – Opposés à Ajaccio mercredi soir (21 heures), les Parisiens joueront sans doute plus qu'un simple 8e de finale. Un contexte explosif, après deux défaites d'affilée, que Laurent Blanc fait fi d'ignorer.

Comme si de rien n'était. Sourires et tutoiement aux journalistes présents hier en conférence de presse, Laurent Blanc n'est pas passé en mode communication de crise à la veille d'affronter Ajaccio mercredi soir, en 8e de finale de la Coupe de la Ligue. Un match que l'entraîneur affirme ne pas avoir "préparé de façon particulière", malgré un contexte qu'il juge "délicat".

A en croire pourtant plusieurs médias, la période est en fait critique pour celui qui est arrivé en remplacement de Carlo Ancelotti au PSG à l'été 2013. Les deux défaites d'affilée à Barcelone et à Guingamp n'ont vraiment pas plu à sa direction qui songerait à le remplacer. Et un troisième revers cette saison en terre corse pourrait prendre des airs de révolution de palais dans la capitale.

"Crier tout le temps, ce n'est pas mon style"

Pourtant, Blanc suit sa feuille de route et va même en profiter pour largement faire tourner son effectif afin de préparer le dernier match de l'année en Championnat face à Montpellier samedi. Ainsi, quand Zlatan Ibrahimovic, Maxwell, Javier Pastore, Thiago Motta ou Thiago Silva ne sont pas dans le groupe, il ne faudrait pas y voir une sanction pour les performances moyennes ou les réserves émises par certains mais la volonté de voir les cadres "recharger physiquement et psychologiquement".

Accusé d'être "trop gentil" avec ses joueurs par son capitaine, Blanc ne veut pas muscler son discours. "Si la solution à nos problèmes était de crier, ce serait trop simple, a notamment estimé le technicien. Et puis ce n’est pas mon style non plus." Préférant "discuter, échanger" plutôt qu'utiliser un "mégaphone" pour faire retrouver son meilleur niveau à un Motta à la dérive, le Gardois ne changera pas de méthode. Et qu'importent ceux qui pensent que son autorité est gravement remise en question en interne.

A l'extérieur, pourtant, c'est celle d'un PSG blessé que l'on attaque. Au point que Benoît Pedretti, ancien Parisien et désormais milieu de terrain d'Ajaccio, se rêve en bourreau : "Qu'avons-nous à perdre ?" L'ACA peu mais Laurent Blanc beaucoup.

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