"J'en tremble encore, c'est magnifique !" : les Parisiens à la rencontre du trophée de la Coupe du monde

Football
AMBIANCE - Ce mardi, le trophée de la Coupe du monde était de passage à Paris, sous la Canopée des Halles. L'occasion pour de nombreux Parisiens d'admirer de (très) près le fameux Graal des footballeurs. Et de se remémorer des souvenirs vieux de 20 ans.

"C'est primordial, c'est un devoir de mémoire pour les Français". Dès son arrivée au Forum des Halles, à Paris, sous la Canopée plus exactement, Marcel Desailly a planté le décor concernant le 20e anniversaire du sacre des Bleus lors de la Coupe du monde 1998. Ce mardi, le trophée prestigieux était de passage à Paris, à l'occasion de la 4ème édition de la Tournée du Trophée de la Coupe du monde organisée par Coca-Cola. Ambassadeur de prestige, l'ancien défenseur de l'équipe de France s'est montré ravi de présenter le Graal du football aux Français : "C'est un vrai moment de plaisir de faire revivre ce moment fort, aussi pour ceux qui ne l'ont pas connu."

Revoir ce trophée m'évoque tous ces souvenirs d'enfanceSimon, 28 ans

Du côté des supporters de l'équipe de France, l'effervescence était également palpable. Pour Simon, 28 ans et malentendant, cette victoire en Coupe du monde en 1998 a été une porte d'entrée vers une passion qui ne l'a jamais quittée depuis : le football. "J'ai réellement connu le foot à travers cette Coupe du monde. Je me rappelle, j'avais acheté le maillot floqué du numéro 10, sans même savoir que Zidane le portait. Revoir ce trophée m'évoque tous ces souvenirs d'enfance." Des émotions qu'il aimerait revivre dès l'été prochain, lors du Mondial 2018 en Russie : "J'y crois. On a une belle équipe et en tant que fan d'Arsenal, je pense que Laurent Koscielny pourrait s'avérer très précieux pour nous."


Pour Luka et Lucas, tous deux âgés de 16 ans et n'ayant pas connu l'épopée de 1998, s'approcher du trophée n'a pas eu le même effet nostalgique : "Le fait de le voir ne nous a pas procuré d'émotion particulière, même si c'est un grand trophée. Après, bien sûr, on a revu la finale France-Brésil", racontent-ils en chœur avant de se prêter aux jeux des pronostics pour cet été. Des pronostics pas toujours très objectifs. "Pour la France, cela va être très facile, ils doivent minimum être en huitièmes de finale. Après, je vois bien la Croatie, mon pays, aller loin", dit Luka, quand Lucas voit, lui, le Brésil et l'Argentine favoris de la compétition.

J'espère qu'on fera aussi bien l'été prochainRémi, 25 ans

Pour Mélina, qui accompagne Mehdi, cette "excursion" n'a pas été des plus agréables : "Il m'a forcé à venir et, en plus, on a attendu très longtemps pour à peine cinq minutes devant le trophée. C'était bidon !" Pour Mehdi en revanche, c'était un "très bon moment". Il s'explique : "Ça fait toujours quelque chose de voir ce trophée. On a un pincement, ça nous rappelle tellement de souvenirs." Même constat pour Antonio, 52 ans : "Cela faisait tellement d'années que j'attendais ce moment. Là, j'ai enfin pu la voir, c'était génial. J'ai carrément posé un jour de congé pour venir la voir, et je ne suis pas déçu. (...) À l'époque, j'étais vraiment à fond derrière les Bleus, dès le début de la compétition."

A 25 ans, Rémi, réalise son rêve d'enfant : "C'est incroyable de pouvoir voir d'aussi près le trophée qui a été soulevé par tous les joueurs de l'équipe de France ! J'espère qu'on fera aussi bien l'été prochain. Je pense qu'on peut aller en finale, Didier Deschamps est un meneur d'hommes, il est capable d'emmener ses équipes très loin, il l'a montré à l'Euro mais aussi avec Monaco en 2004 (ndlr : il a échoué en finale de Ligue des champions face à Porto). Sinon, l'Espagne revient très bien et peut aller au bout, comme elle l'avait fait en 2010 en Afrique du Sud."

Pour ceux qui n'ont pas connu cette époque, tant pis pour eux ! Fabrice, 44 ans

Comme tous les autres, Fabrice, 44 ans, a des étoiles pleins les yeux : "J'en tremble encore, c'est magnifique. Je n'aurais pas pensé que cela été aussi beau. J'imagine les joueurs en train de la soulever et cela doit être formidable. Forcément, ça m'évoque des souvenirs, Zizou, Thierry Henry, martiniquais comme moi, toute la bande, c'était beau ! C'est un souvenir inoubliable, et pour ceux qui n'ont pas connu cette époque, tant pis pour eux ! (rires)."


"On n'a pas l'occasion de la voir souvent, donc forcément c'est un sentiment particulier de s'approcher si près de la Coupe du monde. Ça fait vraiment plaisir, même si on ne peut pas la toucher ! Après, c'est un privilège accordé aux footballeurs, donc, aucun regret", explique Tiepessan, 28 ans, qui s'est déplacé pour voir la coupe mais aussi "pour le pays" : "J'avais huit ans à l'époque, je me rappelle de la ferveur, des gens heureux dans la rue. Je m'en rappelle comme si c'était hier, et même ce matin (rires)."

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