Liste de Deschamps : Benjamin Pavard et Steven Nzonzi, entrées réussies

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SURPRISES - Arrivés chez les Bleus en novembre dernier pour le doublon contre le pays de Galles et l'Allemagne, Benjamin Pavard et Steven Nzonzi feront le voyage en Russie. On vous fait les présentations de ces deux internationaux méconnus.

Ils avaient fait leur apparition en novembre 2017, pour un match face au pays de Galles au Stade de France le 10 novembre (2-0) et l'Allemagne à Cologne le 14 novembre (2-2). Sept mois plus tard,  le sélectionneur des Bleus a décidé de renouveler sa confiance auprès du défenseur de Stuttgart Benjamin Pavard, présent en continu depuis, et le milieu du FC Séville Steven Nzonzi, qui n'était en revanche pas revenu lors de la double confrontation contre la Russie et la Colombie, en mars dernier.

Pavard, le couteau suisse

Peu connu du grand public, Benjamin Pavard (21 ans) a déjà bien roulé sa bosse. Formé à Lille, le natif de Maubeuge est lancé dans le grand bain de la Ligue 1 le 31 janvier 2015 par René Girard, qui l'aligne comme titulaire en défense centrale face au FC Nantes (1-1). Polyvalent, le milieu de terrain défensif de formation va vite s'intégrer dans la rotation de l'ancien coach de Montpellier, dépannant au poste de latéral droit et en défense centrale, lors des absences répétées de Marko Basa. 


Disputant 17 matchs toutes compétitions avec le club nordiste lors de la saison 2015-2016, Pavard quitte le Nord le 29 août 2016, pour s'engager avec le club allemand de Stuttgart, relégué en seconde Division et qui n'hésite pas à débourser près de 5 millions d'euros pour s'attacher ses services. Pour sa première saison à l'étranger, Pavard va disputer 21 rencontres de championnat pour un but et une passe décisive, alternant entre l'axe et le couloir droit de la défense. 


Acteur de la remontée en Bundesliga du VfB l'été dernier, le joueur, qui compte 15 sélections en équipe de France Espoirs, a réalisé une saison très convaincante, débutant les 34 matchs de son équipe, le plus souvent en charnière centrale. Sa bonne forme en début de saison avait été récompensée par une convocation de Didier Deschamps chez les Bleus, qui ne s'est pas dédit depuis. "Benjamin Pavard, quand je l'ai pris, il a été bon les deux fois, dans les deux stages. Il fait partie des très bons défenseurs en Allemagne. Il joue bien à droite, il a été performant comme ça. Je lui ai accordé cette confiance, je continue de la lui accorder. C'est au détriment de Mathieu Debuchy, je devais choisir et j'ai choisi."

Nzonzi, le géant de l'entrejeu

Concernant Steven Nzonzi, il est loin d'être un inconnu pour les amateurs du football anglais et espagnol. Parti à 21 ans de son club formateur, Amiens, après deux saisons et 36 rencontres de Ligue 2, le natif de Colombes, passé par le PSG pendant sa formation (1999-2002), prend son envol et rejoint Blackburn en Premier League à l'été 2009, pour un montant de 580.000 euros. Elément-clé des Rovers, Nzonzi poursuit ensuite son aventure outre-Manche en signant à Stoke City en 2012, pour 4,4 millions d'euros. Il y restera trois saisons avant de rallier le FC Séville contre un chèque de 8 millions.


En Espagne, le milieu de terrain longiligne (1,96 m) va vite séduire par sa capacité à se projeter rapidement vers l'avant, sa technique et son gabarit imposant. Titulaire cette saison, le plus souvent au côté des Argentins Ever Banega et Guido Pizarro dans l'entrejeu, le joueur d'origine congolaise a disputé 26 rencontres de Liga et 10 rencontres de Ligue des champions, dont celles débouchant sur l'élimination de Manchester United, en huitième de finale de Ligue des champions. Désormais estimé à près de 30 millions d'euros, le milieu de terrain de 29 ans fut l'un des joueurs les plus scrutés du mercato d'été, le Paris Saint-Germain ou encore la Juventus Turin souhaitant s'attacher ses services, sans succès.

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Profitant de l'absence de N'Golo Kanté en novembre, Nzonzi (deux sélections) avait toutefois disparu en mars dernier. Cette fois, il prend numériquement la place d'Adrien Rabiot, dont les performances en équipe de France n'ont définitivement pas joué en sa faveur. En novembre, Deschamps avait salué son "bon début de saison avec Séville. C'est une question de registres et de postes." En l'occurrence, le même que celui de N'Golo Kanté, suffisamment précieux pour que le poste soit doublé. "Quand je l'ai pris avec moi, il avait été intéressant. [...] Il n'a pas de génie mais il est efficace." Espérons que ce dernier réalise le même genre de performances que le milieu de poche de Chelsea, désormais indispensable chez les Blues et les Bleus. 

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