Coupe du monde 2019 : Lyon, capitale mondiale du football au féminin

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La Coupe du monde féminine de football 2019

THE PLACE TO BE - Les deux demi-finales et la finale de la Coupe du monde se joueront au Groupama stadium de Lyon. Ça tombe bien, la ville est la capitale mondiale du football au féminin. Notamment grâce à l'équipe féminine de l'Olympique lyonnais, qui a tout gagné ces dernières années et compte encore dans ses rangs les plus grandes joueuses.

Les Bleues rêvaient de voir Lyon, ville hôte des demi-finales et de la finale de la Coupe du monde. Elles n'auront pas eu le temps de fouler cette terre de foot, mythique pour n'importe quelle joueuse. En effet, la ville du Rhône était toute désignée pour accueillir ces ultimes rencontres de la compétition : ces dernières années, son équipe féminine domine les débats sur la scène nationale et européenne. En témoignent ses six Ligues des champions et ses treize titres de championnes de France.

Jean-Michel Aulas est pour beaucoup dans ce succès, lui qui a fait le pari du football au féminin avant ses concurrents européens. Selon Brigitte Henriques, vice-présidente déléguée de la FFF, il a permis "d'accélérer le développement du football féminin". "Lyon est l'un des rares clubs à y investir autant d'argent avec le PSG. C'est une chance. Il a été le premier après Louis Nicollin (l'ancien président de Montpellier, ndlr) à professionnaliser la discipline", expliquait-elle à l'AFP en 2018.


À l'origine, c'est Thierry Braillard, alors adjoint aux sports de la Ville de Lyon (et qui deviendra par la suite secrétaire d'État aux Sports), qui a proposé à Jean-Michel Aulas de reprendre la section féminine du FC Lyon, quatre fois championne de France (1991, 1993, 1995, 1998), au sein de l'Olympique lyonnais. "Il est parfois critiqué mais c'est un passionné et, après réflexion, l'idée l'a séduit", témoignait-il auprès de l'AFP. "Il a professionnalisé le football féminin, imposant à la Fédération de créer une convention pour les joueuses car elle n'avaient pas de statut. Il a donné le coup de pouce qu'il fallait", continuait-il.

Il s'est donné les moyens de gagner la Ligue des champions, et nous en a donné les moyens."Wendie Renard

Très vite le président du club, installé depuis 1987, veut gagner des titres. "Après la fusion avec le FC Lyon, dans sa tête, il voulait la Ligue des Champions. Il s'est donné les moyens de pouvoir la gagner, et nous en a donné les moyens, en recrutant des joueuses de haut niveau chaque année, en développant une section compétitive et professionnelle", raconte la défenseuse française Wendie Renard, joueuse de l'OL. Dans les rangs de l'équipe de France, elles sont huit à jouer à Lyon. 


Du côté des internationales, les chiffres sont tout aussi impressionnants. Durant le Mondial, les Lyonnaises ou anciennes Lyonnaises étaient légion. La star de l'équipe anglaise, Lucy Bronze, joue à l'OL depuis deux ans et n'a cessé de répéter qu'elle rêvait de disputer une finale de Coupe du monde "à la maison" dans une ville qu'elle "adore". Sa coéquipière Nikita Parris vient de signer à l'Olympique lyonnais pour la saison prochaine.

Alex Morgan de retour chez elle

Autre représentante lyonnaise en demi-finale, l'ailière néerlandaise Shanice van de Sanden. Enfin, les stars américaines Megan Rapinoe et Alex Morgan sont elles aussi passées par le club français. "C'est génial d'être de retour ici", a lancé Alex Morgan dimanche en conférence de presse. "Honnêtement, c'est un club de classe mondiale et une belle ville. J'ai passé beaucoup de temps ici. J'étais seule à Lyon, sans mon mari. Ça m'a permis de m'investir totalement dans le football, d'être utilisée à différents postes et de progresser". Le compte Twitter de l'équipe américaine a même diffusé une vidéo de la star foulant la pelouse du stade et disant "I'm home" (Je suis à la maison, ndlr).

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