Coupe du monde 2019 - USA - Pays-Bas : les Lionnes "Oranje", de l'ombre à la lumière

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La Coupe du monde féminine de football 2019

FINALE - En l'espace de quelques années, les Pays-Bas ont laissé leur empreinte sur la carte du football mondial au niveau féminin grâce à une génération exceptionnelle et une victoire fondatrice à l'Euro 2017 à domicile. Avant leur finale sur le toit du monde face aux Etats-Unis dimanche, retour sur une ascension fulgurante aux allures de conte de fées.

Avant ce Mondial, elles n’avaient atteint la phase finale d’une Coupe du monde qu’à une reprise, lors de la dernière édition au Canada en 2015, pour une élimination dès les huitièmes de finale face au Japon (2-1). Seulement, en quatre ans, les Néerlandaises ont parcouru du chemin et font désormais partie des équipes qui comptent sur l’échiquier mondial.

Fortes d’un parcours exemplaire depuis le début de la Coupe du monde, avec trois succès de rang en phase de groupes face à la Nouvelle-Zélande (1-0), le Cameroun (3-1) et le Canada (2-1), les Oranje ont pris leur revanche sur le Japon en huitième de finale (2-1), avant d’écarter l’Italie (2-0) et la Suède (1-0, a.p.) pour accéder à la dernière marche.

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Une ferveur sans précédent

Dotées d’une génération dorée avec notamment le trident offensif composé de Shanice van de Sanden, Lieke Martens et Vivianne Miedema, d’ores et déjà meilleure buteuse de l’histoire de sa sélection à 22 ans (60 buts), les Pays-Bas surfent également sur leur succès lors de l’Euro 2017, gagné à domicile après une finale remportée face au Danemark (4-2). 

Depuis ce succès, l’engouement autour de l’équipe féminine a décuplé, tout un pays se prenant de passion pour les exploits de ses joueuses. Ainsi, pour la demi-finale contre la Suède, la télévision néerlandaise a battu un nouveau record d’audience avec 5 millions de téléspectateurs, dans un pays qui compte 17 millions d’habitants. En France, les supporters néerlandais sont venus en nombre, achetant pas moins de 30.759 billets pour la compétition et créant des marées oranje dans chaque ville qu’ils traversaient, à l’instar de Valenciennes, du Havre ou encore de Lyon.

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À l’époque, on jouait sur des petits terrains amateurs, devant 500 spectateurs maximum, peu de gens s’intéressaient à nous.- Vivianne Miedema, attaquante néerlandaise.

Huitièmes au classement de la Fifa, les Néerlandaises étaient loin de s’imaginer un destin pareil, à commencer par la buteuse de l’équipe, Vivianne Miedema : "Je ne pouvais pas jouer au football plus jeune, alors je jouais au tennis. Et aujourd’hui, je peux aller aux Jeux en jouant au foot. C’est incroyable ! (...) Vous savez, j’ai commencé à jouer en sélection en 2013. À l’époque, on jouait sur des petits terrains amateurs, devant 500 spectateurs maximum, peu de gens s’intéressaient à nous." 

"Avant l’Euro 2017, on est passé à 5000 pour les matchs de préparation, puis tous nos matchs du tournoi ont été disputés dans des stades pleins. Aujourd’hui, nos fans nous suivent partout", ajoute-t-elle, alors que le championnat des Pays-Bas se limite à neuf équipes et bénéficie d'une faible exposition.

De son côté, la sélectionneuse des Pays-Bas et ancienne internationale Sarina Wiegman, était convaincue de la valeur du football néerlandais : "Je crois que ce potentiel du football féminin existait mais il n'y avait pas encore les infrastructures. Les joueuses ont beaucoup progressé ces dernières années grâce aux compétitions internationales et aux transferts dans les clubs européens."

La fin de la malédiction Oranje ?

Inconnues du grand public il y a encore trois ans, Miedema, Martens ou encore Van Veenendaal pourraient décrocher le premier titre mondial des Pays-Bas ce dimanche face aux Etats-Unis, grands favoris du tournoi. Le tout après que des légendes masculines telles que Johan Cruyff, Johan Neeskens ou encore Wesley Sneijder ont échoué en finale en 1974, 1978 et 2010.

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