Coupe du monde : Brandao veut porter le maillot de l'équipe de France !

Coupe du monde : Brandao veut porter le maillot de l'équipe de France !

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FOOTBALL - Celui qui sera aligné à la pointe de l'attaque des Verts ce dimanche soir à Paris rêve d'une victoire de prestige contre le PSG, mais pas seulement. Après avoir demandé la nationalité française, Brandao se voit aussi jouer la prochaine Coupe du monde sous le maillot bleu.

On dit que les Brésiliens naissent tous avec un ballon dans les pieds pour expliquer leur facilité technique. Mais à chaque règle son exception. Avec son physique de déménageur et sa maladresse récurrente, Brandao fait ainsi souvent oublier sa nationalité. À quelques heures d'un déplacement très attendu au Parc des Princes pour y défier le PSG, le buteur de l'AS Saint-Étienne (quatre réalisations en L1 cette saison), en passe d'acquérir un passeport français, évoque même un espoir complètement fou, ce dimanche dans L'Équipe : disputer la Coupe du monde 2014 dans son pays natal sous les couleurs de l'équipe de France. Sans rire.

"D'ici à un mois, je serai français. Je dois profiter de cette opportunité. On ne sait jamais, assure-t-il. Même s'il y a beaucoup de bons joueurs français, tout est possible. J'y crois. Le Brésilien Diego Costa jouera bien la Coupe du monde avec l'Espagne. L'important, c'est d'être là au bon moment. C'est bizarre, mais parfois les choses arrivent... Comme mon égalisation face à l'OM (à la 92e minute le 16 février, 1-1, ndlr)." A-t-il franchement tort de rêver à voix haute ? À Marseille justement, où il a évolué de 2009 à 2012, il s'était déjà attiré les railleries des observateurs avant de s'imposer comme un titulaire indiscutable, marquant quelques buts hyper décisifs en Ligue des champions ou en finale de la Coupe de la Ligue.

"Je supporterai la France à la Coupe du monde"

Reste qu'à 33 ans et à moins de 100 jours du coup d'envoi du Mondial, cette ambition paraît bien plus démesurée. Il faut y voir la détermination sans limite caractérisant le bonhomme. Et une déclaration d'amour à la France. "Ça fait douze ans que je suis en Europe. J'arrive à parler trois ou quatre langues. Aujourd'hui, je suis plus européen que brésilien, prend soin de préciser ce citoyen du monde. Je me suis bien adapté et j'adore la France. La vie y est plus tranquille qu'au Brésil. Là-bas, les gens sont obligés de beaucoup travailler. Ici, ils ont le dimanche et les jours de repos." Venant d'un footballeur passant ses week-ends dans les stades, la comparaison a de quoi faire sourire.

"J'aurais pu jouer le Mondial 2006 avec l'Ukraine, rappelle, en outre, l'ex-attaquant du Chakhtior Donetsk (de 2002 à 2009). Mais après avoir bien réfléchi avec ma famille, j'ai préféré laisser tomber. Sans regret. Comme (le Brésilien) Edmar, qui a joué les barrages contre la France sous les couleurs ukrainiennes, je n'aurais pas pu garder mon passeport brésilien." Entre le Brésil, l'Ukraine et la France, son choix est donc bien tranché. "Même si j'ai aussi passé de bons moments en Ukraine, j'étais pour la France lors du dernier barrage, révèle-t-il. Je la supporterai encore à la Coupe du monde. J'aime vraiment votre pays, qui m'a bien accueilli et beaucoup aidé. Pas le Brésil. Ce sera ma façon de dire merci." Une intégration pour le moins réussie, donc.

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