Coupe du monde 2019 : les Espagnoles vont-elles renverser la hiérarchie du football mondial ?

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GÉNÉRATION MONTANTE- Alors qu'elles défient les États-Unis ce lundi à 18h lors du deuxième match de groupe du Mondial 2019, les Espagnoles récoltent depuis plusieurs années les fruits d'un travail de formation conséquent, calqué sur le modèle masculin. Si le palmarès des A est pour l'heure vierge, les sélections de jeunes raflent tout sur leur passage.

Ce lundi à 18h, au Stade Auguste Delaune à Reims, l'Espagne va défier les États-Unis, la meilleure nation de l'histoire du football féminin. Pour obtenir un résultat face aux triples championnes du monde en titre (1991, 1999 et 2015) et quadruples médaillées d'or aux JO (1996, 2004, 2008 et 2012), les Espagnoles - sorties de leur poule, juste derrière l'Allemagne - pourront compter sur leurs meilleures joueuses, à savoir les Barcelonaises Vicky Losada et Marta Torrejon, finalistes de la dernière Ligue des champions, et l'attaquante de l'Atlético de Madrid Jennifer Hermoso, passée par le Paris Saint-Germain.


Si la tâche s'annonce compliquée pour la Roja, malgré la confiance affichée par son sélectionneur Jorge Vilda, l'avenir s'annonce radieux pour le football espagnol chez les femmes. Depuis 2015 et la première participation de l'Espagne à une Coupe du monde féminine, le phénomène a pris une ampleur considérable, avec une augmentation, selon la FIFA, de près de 30% du nombre de licenciées depuis 2014, en comptabilisant 42 000 à l'heure actuelle. En à peine trois ans, les effets de ce boom du nombre de joueuses ont été spectaculaires.

Une année 2018 très prolifique

Ainsi en 2018, la sélection des moins de 20 ans a remporté l'Euro et a terminé deuxième de la Coupe du monde, alors que les moins de 17 ans ont réussi l'exploit de rafler à la fois le titre européen et le titre mondial. Ces succès font d'ailleurs de l'Espagne la nation la plus titrée du football féminin sur l'année dernière. Avant cette razzia, les jeunes Espagnoles étaient déjà en grande forme, avec des titres de championnes d'Europe, en 2015 pour les U17, en 2017 pour les U19 et de vice-championnes, d'Europe en 2014, 2015 et 2016 pour les U19, en 2016 et 2017 pour les U17.


A la base de ce succès, la volonté de la Fédération de se calquer sur le modèle masculin, couronné de succès ces dernières années, avec une génération dorée composée d'Andrés Iniesta, Xavi, Sergio Ramos ou encore Fernando Torres, qui ont glané deux titres de champions d'Europe en 2008 et 2012 et un sacre mondial en 2010. Un modèle masculin qui s'appuie sur un football technique et fortement axé sur la possession de balle. "Nous pratiquons un football que les filles aiment beaucoup, qu'elles comprennent bien et dans lequel elles ont confiance" explique notamment Toña Is, la sélectionneuse des U17 espagnoles.

Pina, Coll, Guijarro ... La relève est là

Derrière les Losada, Hermoso et autres Corredera, la relève est bien présente et pourrait bien faire des ravages dans les années à venir. En première ligne, Patri Guijarro, 21 ans, qui pour son deuxième Mondial U20 d'affilée en août dernier, a remporté le Ballon d'Or de la compétition, récompensant la meilleure joueuse.  Auteure d'un triplé dès son premier match, Guijarro a totalisé six buts pendant le tournoi et a mené son équipe en finale, s'inclinant face au Japon (3-1).


Claudia Pina, attaquante du FC Barcelone âgée de seulement 17 ans, devrait également faire parler d'elle très rapidement. Passeuse géniale et capable également de trouver le chemin des filets, Pina fait partie des très grands espoirs féminins au niveau mondial, ayant été élue meilleure joueuse de la Coupe du monde U17 en décembre dernier, totalisant 7 buts en 6 matchs.


Dans la même génération, figure également Catalina Coll, gardienne de but infranchissable de la Rojita, évoluant dans le club espagnol de Collerense. Élue meilleure gardienne du Mondial U17 2018 en Uruguay en décembre dernier, la portière a déjà évolué au niveau supérieur, lors de la Coupe du monde U20 en août 2018, lors duquel elle avait notamment stoppé un penalty du phénomène français Marie-Antoinette Katoto, privant la France de finale (1-0).

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