Coupe du monde 2019 : l’équipe de France devra aussi affronter... la canicule

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FOOTBALL – Vainqueures du Brésil (2-1 a.p) dimanche soir, les Bleues ont désormais quatre jours pour préparer leur quart de finale, durant une semaine qui sera marquée par de très fortes chaleurs.

Des visages grimaçants et des jambes percluses de crampes. C’est peu dire que les Bleues ont souffert, dimanche soir, pour arracher leur qualification en quarts de finale de la Coupe du monde 2019 au bout de la prolongation, et l’opposition du Brésil n’est pas seule responsable. "Il a fait chaud, les organismes n’étaient pas habitués. Et quand on ajoute une prolongation, ce n’est jamais simple. On va voir ce qu’il va se passer cette semaine", a ainsi noté la sélectionneuse, Corinne Diacre, après coup.

On va surtout faire beaucoup d’analyse vidéo. Aujourd’hui, on en est plus à ce stade-là que sur des entraînements.- Corinne Diacre

Au Havre, dimanche soir, la température flirtait pourtant raisonnablement autour des 20°C, mais le taux d’humidité de 81% a alourdi quelque peu l’atmosphère. Ce n’est rien, toutefois, à côté de ce qui attend les Tricolores lors de leur quart de finale de vendredi soir à Paris, où 40°C sont annoncés. Sans compter qu’avant cela, il faudra préparer la rencontre, et donc s’entraîner en région parisienne. "On va bien récupérer. On va surtout faire beaucoup d’analyse vidéo. Aujourd’hui, on en est plus à ce stade-là que sur des entraînements", a, en outre, indiqué Corinne Diacre.

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Il n’empêche : même en se passant de longues séances de mise en place tactique, il faudra néanmoins gambader, et taquiner le cuir, pour entretenir le rythme de la compétition. Maintenant que les Yvelines, où se trouveront les Bleues cette semaine, font partie des 53 départements placés en alerte orange par Météo-France, les pics de chaleur contraindront à un réaménagement du planning, avec des entraînements plus tôt le matin et/ou plus tard le soir plutôt qu'en milieu de journée, comme ce fut le cas pour leurs homologues masculins au Brésil, en 2014.

La jurisprudence Brésil 2014

Depuis cette édition de la Coupe du monde, la Fifa a, du reste, modifié son règlement pour s’adapter aux (trop) gros coups de chaud durant les matchs, grâce à la décision, cette année-là, d'un tribunal du travail brésilien visant à protéger la santé des joueurs. Depuis lors, en effet, si la température excède les 32°C, ou si le taux d’humidité fait grimper la température ressentie jusqu’à ce seuil, le coordonnateur de la FIFA et le délégué du match doivent se réunir, une heure avant le coup d’envoi, pour décider de décréter, ou non, des "cooling breaks".

Je suis passé à mon plan B au moment de la pause hydratation.- Lous van Gaal, après Pays-Bas - Mexique en 2014

Comparables aux "îlots de fraîcheur" mis en place dans les grandes villes, ces  "pauses rafraîchissantes" (en français dans le texte) coupent le match par deux fois trois minutes, la première autour de la 30e minute, et la seconde vers la 75e, en gros dès que le jeu s’arrête à ces moments, pour permettre aux joueuses et joueurs, mais aussi aux arbitres, de se désaltérer et de se réhydrater. Ce n’est pas anodin : ces nouvelles interruptions dans le match ont parfois permis de faire basculer un scénario. 

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"Je suis passé à mon plan B au moment de la pause hydratation, mais c'est une manière intelligente de profiter de cette pause. J'ai pu le dire à tout le monde, avait ainsi raconté le sélectionneur néerlandais Louis van Gaal. Et de fait, son équipe, menée 1-0 par le Mexique au second "cooling break" de son 8e de finale de Coupe du monde, avait fini par s’imposer 2-1 in extremis suite à ce changement tactique impromptu. Soit un équivalent du temps-mort en basket ou en handball. 

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Comme quoi, les fortes chaleurs ont aussi du bon. D’autant que la Fifa s'est montrée prévoyante : elle permet aux diffuseurs de passer, 20 secondes après le début de la pause et 30 secondes avant la reprise du jeu, des plages publicitaires supplémentaires. C’est connu : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Aux Bleues de s’adapter au mieux à cette nouvelle donne. Si possible mieux que son adversaire qui, soit dit en passant, disposera, jouant son 8e de finale ce lundi, d’un jour de récupération en moins. Ce qui, dans le contexte, aura sans doute aussi son influence.

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