A la découverte des Bleues : qui es-tu Amandine Henry ?

Football
EQUIPE DE FRANCE – À l’occasion de la Coupe du monde féminine 2019, du vendredi 7 juin jusqu'au 7 juillet, LCI vous propose une série de mini-portraits pour mieux connaître les Bleues, en mission pour marcher sur les traces de leurs homologues masculins. Voici Amandine Henry.

L’équipe de France féminine de football demeure, pour le grand public, un objet de curiosité, la faute à un déficit de notoriété par rapport à son homologue masculine. Pour vous permettre de mieux suivre l’épopée des Bleues lors de la Coupe du monde se tenant, pour la première fois, en France (du 7 juin au 7 juillet), LCI dresse le portrait de ces joueuses gagnant, plus que jamais, à être connues. Focus, à présent, sur la capitaine des Tricolores : Amandine Henry.

Son jeu : une Didier Deschamps au féminin

Elle s’appelle Henry, comme Thierry, mais son profil se rapproche bien plus de celui de l’actuel sélectionneur des Bleus quand il jouait. Comme lui, elle porte le brassard, et s’exprime au cœur même du jeu, assumant une fonction de récupératrice de ballons, mais aussi de régulatrice en se trouvant au point de départ de chaque action. Et comme lui, elle est un véritable aimant à trophées, ayant accumulé, à 29 ans, 5 Ligues des champions et 11 championnats de France (avec Lyon), ainsi qu’un championnat des États-Unis (durant sa parenthèse à Portland de 2016 à 2018). Une différence notable, tout de même : contrairement à "DD", Amandine Henry marque, beaucoup, grâce à sa lourde frappe de balle (12 buts en 80 sélections chez les Bleues, plus de 150 en D1). Une signature que son but contre la Corée du Sud, le 7 juin, en ouverture de la Coupe du monde, n'a pas démenti. Ne lui manque donc plus qu’une Coupe du monde pour parfaire le parallèle.

Sa personnalité : une miraculée

Sa carrière aurait pu s’arrêter net dès février 2008, quand un trou dans sa rotule droite l’a contraint à subir une greffe de cartilage, opération alors inédite dans le sport de haut niveau, qui a fait dire à son chirurgien qu’elle devait renoncer au football... Suivront 18 mois loin des terrains, et deux ans et demi loin des Bleues, le temps d’apprendre à réapprivoiser son corps, souffrant d’un déficit de 40% entre ses quadriceps droit et gauche. Ce qui suffit à mesurer le courage et l’abnégation dont elle a dû faire preuve pour revenir au sommet de son sport. "Aujourd’hui, quand je passe des scanners et des IRM, les médecins ne comprennent pas. Je suis une énigme, confiait-elle en mars au Progrès. Quand je m’arrêterai, je pense que j’aurai le droit à une petite prothèse." Le prix qu’elle a payé pour vivre de sa passion, et la transmettre à son pays.

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La Coupe du monde féminine de football 2019

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