Toutes les questions que vous vous posez (et leurs réponses) sur la Coupe du monde 2019

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La Coupe du monde féminine de football 2019

FOOTBALL - La France accueille, pour un mois tout pile à partir de ce vendredi 7 juin, son premier Mondial féminin, porté par un engouement sans précédent. Passage en revue des interrogations des profanes, pour suivre au mieux la compétition.

Une Coupe du monde de football, ce sont, pour beaucoup, des souvenirs d’enfance qui remontent à la surface : les couleurs des maillots, les stades pleins et ensoleillés, les heures passées en famille devant la télévision à suivre des matchs qu’on aurait jamais regardés dans un autre contexte, les vignettes Panini qu’on s’échange pour compléter son album, les cafés remplis à ras bord et, dans le meilleur des cas, les gens debout dans le métro ou sur les voitures, dans d’assourdissants tonnerres de klaxon et d'entêtantes effluves de bière ayant pénétré jusqu’au bitume...

Autant de phénomènes accentués quand on vit la chose au sein du pays-hôte de la compétition. Cela tombe bien : la France accueille, à partir de ce vendredi 7 juin et jusqu’au 7 juillet, le Mondial féminin. Et, pour la première fois de l’histoire, l’engouement et l’enthousiasme qui portent habituellement le tournoi masculin semble bien s’être invités chez les filles. 

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Raison de plus pour se préparer au mieux à suivre cette Coupe du monde si singulière à nos yeux, et déjà historique en bien des aspects. Voici tout ce qu’il faut savoir, à travers les questions les plus généralement posées.

Quelles équipes sont favorites ?

Une nation a la faveur de tous les pronostiqueurs, la même qu’avant chaque grande compétition internationale féminine : les États-Unis, qui règnent en maître(sse)s sur le classement Fifa depuis de longues années. Derrière, on trouve les redoutables Allemandes, suivies de près par les Anglaises... Et les Bleues, 4es en embuscade. Enfin, notons que la Suède, le Brésil, le Canada, l’Australie, le Japon, mais surtout les Pays-Bas, vainqueurs de l’Euro 2017 avec une équipe jeune à l’impressionnante marge de progression, font figure d’outsiders plus que crédibles.

Quelles sont les chances des Bleues ?

On le sait, disputer une Coupe du monde chez soi est à double-tranchant : soit la pression populaire vous porte, soit elle vous accable. Les Bleues ne l’ont jamais vécu, ce qui constitue une première inconnue. La seconde nous est rappelée par l’attaquante star Eugénie Le Sommer dans France Football : "Il ne faut pas oublier que nous n’avons atteint qu’une seule fois une demi-finale mondiale, et que l’équipe de France n’a jamais gagné le moindre trophée majeur. Ce n’est pas parce qu’on est en France que toutes les équipes vont nous laisser gagner." Pour le reste, les Bleues restent sur 14 victoires lors des 15 derniers matchs, disposent de joueuses parmi les meilleures du monde à chaque poste, et peuvent s’appuyer sur un noyau lyonnais plein de talent et d’automatismes. "On veut aller jusqu’au bout", promet ainsi la sélectionneuse Corinne Diacre.

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Quelles sont les stars à suivre ?

On peut citer, pêle-mêle, la meneuse de jeu allemande Dzsenifer Marozsán, l’attaquante américaine Alex Morgan, la jeune promesse néerlandaise Lieke Martens, la buteuse australienne Samantha Kerr, ou encore la finisseuse tricolore Eugénie Le Sommer, mais pour être parfaitement calé sur ce sujet, autant cliquer sur le lien ci-dessous et lire notre article présentant dans le détail les dix joueuses qui devraient vous éblouir durant un mois.

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Notons, au passage, que la meilleure joueuse du monde, Ada Hegerberg, devenue en décembre dernier le premier Ballon d'or féminin de l'histoire, a refusé de participer à ce Mondial, alors que son équipe nationale, la Norvège, y prend part. Pour connaître les ressorts de cette décision forte, lisez l’article ci-dessous.

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Où se joueront les matchs ?

Neuf stades accueilleront des rencontres du Mondial, certains plus petits que ceux mobilisés pour l’Euro masculin de 2016, d’autres, comme le Parc des Princes ou le Parc OL, tout aussi gros. Le détail de la liste et les spécificités de chaque enceinte dans le lien ci-dessous.

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Y aura-t-il du monde en tribunes ?

Oui ! Et c’est une (très) heureuse surprise pour les organisateurs, qui avaient par exemple refusé de faire jouer des matchs au Stade de France au moment du dépôt des candidatures en 2014, pensant qu’il sonnerait trop creux... Les voici donc dépassés par l’engouement autour de ce Mondial, mais ravis. La vice-présidente de la Fédération française de foot (FFF), Brigitte Henriques, tablait initialement sur un objectif minimum de remplissage des stades de 56 %. Au final, sur 1,3 million de billets, 950.000 ont déjà été écoulés et 9 des 52 matchs se joueront à guichets fermés. Une victoire en soi.

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Coupe du monde 2019 : les supporters des Bleues au taquet

Sur quelle(s) chaîne(s) voir les matchs ?

En gratuit, le groupe TF1, via TF1 et TMC, diffusera les 25 plus gros matchs du tournoi sur ses antennes, dont tous ceux des Bleues, évidemment. En attendant les 8es de finale, outre les trois premiers matchs des Tricolores sur TF1, huit matchs sont programmés sur TMC : Espagne-Afrique du Sud (le 8 juin à 18h), Angleterre-Ecosse (le 9 juin à 18h), Angleterre-Argentine (le 14 juin à 21h), Canada-Nouvelle-Zélande (le 15 juin à 21h), Etats-Unis-Chili (le 16 juin à 15h), Italie-Brésil (le 18 juin à 21h), Japon-Angleterre (le 19 juin à 21h) et Suède-Etats-Unis (le 20 juin à 21h). Côté payant, Canal+ retransmettra toutes les rencontres de la compétition sur sa chaîne principale, Canal+ Sport ou Canal+ Décalé. Enfin, si vous ne pouvez pas être devant la télé, souvenez-vous que ces matchs feront l’objet de directs commentés sur notre site.

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Le tournoi est-il le même que pour les hommes ?

Pas tout à fait, puisque la Coupe du monde masculine, sous sa forme actuelle, compte 64 matchs et répartit les équipes en huit groupes de quatre au premier tour. Son équivalent féminin compte, lui, 52 matchs, et répartit les équipes en six groupes de quatre, ce qui signifie que, contrairement à chez les hommes, même certains 3es de groupe pourront se qualifier pour les 8es de finale, marquant, comme chez les hommes, le début de la phase à élimination directe.

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Est-ce que les arbitres et les coachs sont obligatoirement des femmes ?

Pour ce qui est des arbitres, oui (voir le lien ci-dessous). Pour ce qui est des coachs, non, loin de là : sur les 24 équipes engagées dans ce Mondial, seulement 9 sont entraînées par des femmes. En D1 féminine française, ce sont trois clubs sur douze...

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Les femmes sont-elles aussi "payées des millions pour taper dans un ballon" ?

Pas vraiment, non. Les footballeuses gagnent en moyenne 96% moins que leurs homologues masculins. La joueuse la mieux payée au monde, la Lyonnaise Ada Hegerberg, émarge ainsi à 400.000 euros annuels, de salaire brut et de primes cumulés. À comparer aux 36,8 millions par an que touche Neymar au PSG. Plus de détails sur ce sujet spécifique en cliquant ci-dessous.

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Comment accorder au féminin le jargon footballistique ?

Faut-il dire "gardienne", "défenseuse", "sélectionneuse" ? La question mérite effectivement d’être posée. Eliane Viennot, linguiste et historienne, y répond pour LCI dans l'article ci-dessous.

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