Daniel Bravo et Christophe Dugarry : "Non, le clasico ce n'était pas mieux avant"

Daniel Bravo et Christophe Dugarry : "Non, le clasico ce n'était pas mieux avant"
Football

LIGUE 1 – Tandis que se profile le choc entre Paris et Marseille dimanche soir (à 21 heures sur Canal +), metronews est allé interroger de deux anciens acteurs du clasico : Daniel Bravo, joueur du PSG (1989-1996) puis de l'OM (1998-1999) et Christophe Dugarry, marseillais de 1997 à 1999.

Ici pas de nostalgie. Ayant connu les chocs des PSG – OM à différentes époques, Christophe Dugarry et Daniel Bravo vont observer avec envie le clasico de dimanche. Un match à enjeu mais avec beaucoup moins de tension qu'avant, ceux que ne regrettent pas les deux consultants Canal +.

De mauvais souvenirs
Daniel Bravo : "A l'époque, Paris ne les gagnait pas souvent ces matches-là, donc pour moi ce ne sont pas de bons moments. On jouait cette rencontre comme un match de Coupe d'Europe tandis que les Marseillais, eux, ils étaient morts de faim. Un peu trop même, quand on revoit les tacles de certains..."

Christophe Dugarry : "Celui qui m'a marqué, c'est le match de 1999, quand on perd 2-1 après avoir mené 1-0. Je me souviens que dans le vestiaire, c'était l'abattement même si on était en début de saison. Mais ce qu'on ne savait pas encore, c'est que l'OM allait perdre le titre et finir deuxième, à un point derrière Bordeaux..."

La pression des supporters
D. B. : "Quand tu es plus jeune, tu peux subir toute cette pression. Mais avec l'expérience, tu sais que c'est certes un grand match mais que tu ne joues pas ta vie sur un clasico. Moi, j'entends souvent les supporters dire : 'On préfère ne pas être champion mais gagner ce match-là'. Moi j'ai toujours préféré finir champion."

C. D. : "C'est plus un match pour eux que pour les joueurs. Pour nous, c'était un match important mais pas Le match de la saison. Le danger, c'est de faire emporter par le contexte et de s’énerver sur le terrain. Au final, c'est un match à trois points, comme tous les autres."

Un climat malsain
D. B. : "Cette rivalité avait été créée par Bernard Tapie et Michel Denisot et à l'époque, nous les joueurs, on avait l'impression d'être un peu les dindons de la farce. Je me souviens qu'une fois, Arthur Jorges (coach du PSG) avait dit : "On va leur marcher dessus". Ça m'avait déçu car il avait mis de l'huile sur le feu mais ce n'était pas lui qui était sur le terrain après."

C. D. : "Il ne faut pas oublier que c'est la vitrine du foot français. Les gens viennent voir du jeu, pas de la bagarre. Souvenez-vous des Real – Barça très tendus sous l'ère de José Mourinho. On a vu des choses inadmissibles qui ont donné une mauvaise image de la Liga. C'est très bien que chez nous les PSG – OM se sont apaisés."

Clasico 2014
D. B. : "Ce qui est plaisant, c'est de revoir le PSG et l'OM s'affronter alors qu'ils sont en haut du classement. Cela faisait des années que cela n'était pas arrivé. Cette rencontre va permettre de savoir laquelle des deux équipes peut sortir une grosse performance pour un grand rendez-vous. Paris l'a déjà fait face à Barcelone et avec Bielsa, Marseille paraît capable de tout."

C. D. : "La grande question, c'est de savoir si Zlatan Ibrahimovic sera forfait ou non. Le PSG n'est plus le même sans lui... Mais à Marseille aussi Marcelo Bielsa va devoir faire avec les absents. Ce sera passionnant à suivre mais on est trop tôt dans la saison pour dire que ce match est décisif pour le titre."

EN SAVOIR +
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