De Marseille à Bilbao, que reste-t-il des années Bielsa ?

De Marseille à Bilbao, que reste-t-il des années Bielsa ?

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LIGUE EUROPA - L’Olympique de Marseille et l’Athletic Bilbao s’affrontent ce jeudi soir (21h) en 16e de finale aller . Les deux clubs ont un point commun : avoir eu pour entraîneur un certain Marcelo Bielsa.

L’ affrontement de ce jeudi soir entre l'Olympique de Marseille et l'Atheltic Bilbao pourrait être surnommé le "Bielsaico". Il oppose en effet les deux derniers clubs entraînés par Marcelo “El Loco” Bielsa, que l'impétueux argentin a quitté fâché. En France, on se souvient surtout de sa démission surréaliste au soir la 1ère journée de Ligue 1, au mois d'août dernier. Lors de son passage au pays basque, de 2011 à 2013, la première saison s’était bien passée, conclue par deux finales, en Coupe du Roi et en Ligue Europa, avant que la situation ne se détériore sérieusement lors du second exercice. Plus globalement, le natif de Rosario a amené une rigueur certaine dans chacun de ces deux clubs. Pour quel héritage ?

Le baromètre du public

À Marseille, un chiffre suffit à donner une idée concrète du champ de ruine laissé derrière lui par l'Argentin : le stade Vélodrome, qui affichait complet à tous les matchs l'an passé, n'attend que 20 000 supporters (sur 67 000) ce jeudi soir. Le technicien de 60 ans est connu pour le pressing tout-terrain et le jeu d’attaque quasi suicidaire qu'il prône. Sa succession est rendue compliquée par "son charisme très spécial", estime Ernesto Valverde, qui a pris, avec succès, les commandes de Bilbao après son départ.

Des supporters des deux équipes chantant ensemble pour Marcelo Bielsa ce jeudi après-midi sur le Vieux Port.

Dans le club basque, la trace du passage de Bielsa est encore visible : pressing intense, sens du panache et mise en avant de la technique. Tandis que l'OM est revenu à un jeu moins audacieux, plus posé, basé sur la contre-attaque. Signe qui ne trompe pas : les joueurs qui ont le plus progressé sous les ordres de l'Argentin à Bilbao sont tous restés. Au contraire des Fanni, Morel, Imbula, Payet et autre Gignac, qui ont quitté Marseille.

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