Deschamps défend ses joueurs et prône l'union sacrée

Deschamps défend ses joueurs et prône l'union sacrée

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FOOTBALL - La Marseillaise, les casques, les nouvelles technologies, les religions... Didier Deschamps doit gérer beaucoup de choses en équipe de France mais assure s'en accommoder. Invité sur RMC ce mercredi, le sélectionneur des Bleus a tenu à asséner son message : pour lui, c'est le collectif avant tout.

Les cas individuels, très peu pour lui. A 57 jours de sa première grande compétition en tant que sélectionneur, Didier Deschamps est tourné vers la Coupe du monde, et rien d'autre. Invité de RMC ce mercredi, l'ancien entraîneur de l'Olympique de Marseille a clairement fixé son objectif : 'remporter le 1er match du Mondial, le 15 juin, face au Honduras.' Car le sélectionneur espère bien surfer sur la vague du succès, née d'une qualification improbable face à l'Ukraine à l'issue d'un scénario renversant (défaite 2-0 à Kiev puis succès 3-0 à Paris).

Dans cette marche vers le Brésil, le seul capitaine français à avoir soulevé la Coupe du monde se veut un guide. ''Si je suis le patron ? Non, je dirai plutôt sélectionneur, entraîneur et manager d'hommes'', a-t-il esquivé. Mais la posture ne trompe pas. Certains joueurs ne chantent pas La Marseillaise ? ''De quel droit, moi, sélectionneur, je leur imposerai de chanter ? Alors que de mon temps, certains, et pas des moindres (Zidane, ndlr), ne chantaient pas. Et je regarde nos adversaires, il y en a toujours beaucoup qui ne chantent pas. Mais ça, on n'en parle pas.'' D'autres, en raison de leur religion, ne peuvent pas manger certains aliments ? ''On s'adapte.'' Et le casque - et l'image de caïd qu'il véhicule - alors ? ''Ils écoutent juste de la musique. A notre époque, on avait les walkmans... (sourire).''

''Maintenir la flamme'' de l'Ukraine

Rien ne peut y faire, ''la Dèche'' évacue tous les petits détails qui peuvent entraver la bonne marche de son équipe. Et préfère parler sportif. ''La dernière victoire de la France en poule dans une Coupe du monde, c'était le Togo, en 2006, a-t-il souligné. Alors je suis réaliste, on n'a pas le potentiel pour être champions du monde. Et puis la valeur de l'équipe de France, est-ce celle du match aller ou du match retour face à l'Ukraine ? On veut s'appuyer sur le retour pour le faire durer, sur chaque match. On se doit de maintenir cette flamme.''

Pour cela, le Basque ne modifiera pas grand-chose dans son groupe, où il assure avoir trouvé ses leaders. Il a d'ailleurs déjà en tête ' 'une vingtaine de noms', sur les 23 qu'il devra donner , au pus tard, le 2 juin. ' Je dirai le 13 mai si je donne une liste de 30 , comme je dois le faire, ou moins, prévient-il. Je ne suis pas là pour prendre les 23 meilleurs joueurs mais pour faire le groupe qui pourra aller le plus loin dans la compétition. Il y a la logique sportive mais aussi humaine, avec ce qui s'est passé contre l'Ukraine.'' Le collectif, toujours. 

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