Deschamps : "Imaginer tout ce qui nous est arrivé, même dans les pires cauchemars..."

Football
EQUIPE DE FRANCE – Malgré une préparation tronquée et complexe marquée par une multitude de forfaits et plusieurs polémiques qui ont pu le viser directement, Didier Deschamps s’avance confiant avant de débuter l’Euro 2016 vendredi soir face à la Roumanie.

On y est. Enfin. Après deux ans de matches amicaux à la saveur plus ou moins inégale, l’équipe de France s’apprête à entrer dans le vif du sujet vendredi soir face à la Roumanie, pour le match d’ouverture de son Euro à domicile. Dans l’esprit de Didier Deschamps, cette date du 10 juin est évidemment un marqueur important de la route qui pourrait mener les Bleus vers la victoire finale, un objectif à part entière. Une date qu’il avait cochée dans son calendrier depuis un long moment. "Le contexte sera particulier. Il faudra le gérer. Ce match n'est pas décisif mais il est très important. Il peut nous lancer. Pour moi, l'objectif a toujours été le 10 juin. Depuis deux ans, je pense à ce 10 juin, révèle-t-il dans un entretien accordé à L’Equipe ce mercredi. Chaque jour qui passe nous en rapproche. C'est un rendez-vous fabuleux. Il va falloir lâcher les chevaux, ne pas avoir de retenue, d'hésitations."

"Il ne faut que de l'adrénaline, de l'excitation. Il y a un contexte, un environnement très favorable"

Des hésitations, il en sera peut-être question vendredi soir au Stade de France contre la Roumanie pour cette équipe de France très rajeunie et assez inexpérimentée au niveau international. Soumis à une importante pression populaire en raison du statut de pays organisateur de l’Euro 2016, les Bleus tâcheront de tirer le meilleur de cette pression et de la transformer en énergie positive. C’est du moins le message que souhaite faire passer Deschamps, bien placé pour évoquer le sujet. "La pression ? Surtout pas. C'est négatif. Il ne faut que de l'adrénaline, de l'excitation. Il y a un contexte, un environnement très favorable. Il ne doit pas nous rendre fébriles, souligne le sélectionneur. Certains peuvent être plus sensibles que d'autres. Mais sur le rectangle vert, il ne faudra surtout pas se poser de questions. J'ai des jeunes. Mais, en club, ils sont soumis à des exigences de très haut niveau au quotidien. En revanche, nous sommes relativement jeunes en termes d'expérience internationale. J'ai peu de joueurs qui comptent plus de cinquante sélections. Cinquante sélections, c'est un acquis, un vécu." Hugo Lloris, Bacary Sagna et Patrice Evra, seuls cinquantenaires tricolores, pourront étayer les propos de "DD".

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Mais à l’heure d’entamer la compétition européenne, la préparation des joueurs de Deschamps ne fut pas de tout repos et entachée de multiples problèmes sportifs (forfaits de Varane, Mathieu, Diarra) et extra-sportifs. S’il ne souhaite rien laisser transparaître publiquement dans le but de protéger son groupe envers lequel il renouvelle sa confiance, le patron des Bleus reconnaît avoir vécu des dernières semaines mouvementées. Le mot est faible. "Comment les joueurs pourraient y croire si je m'inquiète, s'interroge Deschamps. Il y a eu ce que l'on peut anticiper et les impondérables, des coups durs. Les vingt-trois qui sont là, j'ai confiance en eux. Ils le savent. (…) Imaginer tout ce qui nous est arrivé depuis l'annonce de la liste le 12 mai, franchement, même dans les pires cauchemars, je ne pense pas que j'aurais pu y parvenir." La victoire n'en sera que plus savoureuse.

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