Didier Deschamps et Antoine Griezmann rendent hommage à Francis Smerecki, mort à 68 ans

Didier Deschamps et Antoine Griezmann rendent hommage à Francis Smerecki, mort à 68 ans

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DISPARITION – Présent à la tête des Bleuets de presque toutes les catégories d’âges durant plus d’une décennie, Francis Smerecki s’est éteint ce jeudi. Le président de la FFF, Noël Le Graët, le sélectionneur, Didier Deschamps, et plusieurs Bleus lui rendent un hommage appuyé.

Sa carrière de joueur, du bataillon de Joinville à Limoges en passant par Le Mans, Laval et le Paris FC, a été modeste. Celle d’entraîneur de clubs (Dunkerque, Valenciennes, Guingamp ou Nancy), est marquée par un titre d'entraîneur de D1 de l'année obtenu en 1996 après la victoire en Intertoto de l'EAG. 


Mais l’image de Francis Smerecki, dont le décès, à l’âge de 68 ans, a été annoncé ce jeudi, est avant tout associée, dans la mémoire collective, à la Fédération française de football (FFF). Une maison qu’il avait rejoint en 2004.

L'homme qui a dit non (aux quotas)

Arrivé en septembre à la direction technique nationale (DTN), Francis Smerecki avait ensuite rapidement pris la tête de l’équipe de France des moins de 20 ans, avant d’enchaîner avec les moins de 16, les moins de 17, les moins de 18, les moins de 19, les moins de 20, puis encore les moins de 18, les moins de 19 et les moins de 20… 

En tout, onze ans passés à couver et faire éclore les générations récemment arrivées à maturité, pour le palmarès suivant : un Euro des moins de 19 ans remporté en 2010 avec la génération Griezmann, une finale d’Euro des moins de 19 ans en 2013 et une autre de l’Euro des moins de 17 ans en 2008, auxquelles s’ajoutent deux tournois de Toulon (sorte de Coupe du monde des Espoirs), gagnés en 2006 et 2015.

Francis était un grand technicien, un homme de grande valeur, il était apprécié par tous, pour son humanité, sa convivialité.Noël Le Graët, président de la FFF

Francis Smerecki s'était surtout fait connaître du grand public lors de l'affaire des quotas en 2011 : à l’occasion d'une réunion de la Direction technique nationale (DTN), qui avait été enregistrée clandestinement puis rendue publique, le coach s'était opposé de manière frontale à l'idée naissante d'imposer des quotas de binationaux dans les sélections de jeunes.

"La disparition de Francis, qui a lutté avec un courage exemplaire contre la maladie ces derniers mois, plonge la Fédération dans une grande tristesse, a réagi Noël Le Graët, le président de la FFF. Francis était un grand technicien, un homme de grande valeur, il était apprécié par tous, pour son humanité, sa convivialité. J'ai pu personnellement apprécier pendant six années ses qualités humaines lorsqu’il a dirigé l'En Avant Guingamp en tant qu'entraîneur (de 1993 à 1999). C'était un ami. La Fédération et le football français perdent une personnalité et un formateur de grande compétence. Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa femme et à ses proches."

"J’ai appris avec beaucoup de tristesse ce (jeudi) matin la disparition de Francis Smerecki. Mon staff partage cette émotion, a, pour sa part, réagi le sélectionneur Didier Deschamps sur la site de la FFF. Pendant plus de dix ans, Francis a été une figure de la DTN, un technicien discret mais extrêmement compétent, soucieux du moindre détail sur lequel nous nous étions par exemple appuyé dans la préparation de la Coupe du monde au Brésil et dans la supervision des matchs."

"Le football français et l’équipe de France lui doivent beaucoup : il était un pilier de la formation des entraîneurs et de nombreux internationaux A sont passés entre ses mains dans les sélections de jeunes, a poursuivi Didier Deschamps. Nous garderons le souvenir d’un grand pédagogue, d’un collègue bienveillant, passionné, toujours positif. Nous partageons la peine de sa famille et de ses proches et nous leur transmettons notre sympathie dans ce moment douloureux."

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