VIDEO - "Je suis dans l'avion, on dirait qu'il va tomber en morceaux" : le message glaçant d'Emiliano Sala avant sa disparition

Football
FAIT DIVERS - Le footballeur argentin Emiliano Sala avait envoyé un message vocal à des proches dans lequel il s'inquiétait de l'état de l'avion, toujours introuvable mercredi matin après sa disparition lundi soir au-dessus de la Manche.

"Je suis dans l'avion, on dirait qu'il va tomber en morceaux, et je pars pour Cardiff". C’est un message bouleversant qui, ces dernières heures, circule sur les réseaux sociaux. On y entend le footballeur une voix présentée comme celle d'Emiliano Sala, quelques instants avant que son avion ne disparaisse au-dessus de la Manche.


Dans ce message vocal envoyé à des proches et révélé par la presse argentine, l'ex-joueur du FC Nantes qui s’apprêtait à rejoindre le club gallois s'inquiétait de l'état de l'avion. "Salut mes petits frères, comment ça va ? Je suis mort J’ai passé la journée à Nantes, à faire des trucs et des trucs et des trucs… Ça n’en finissait plus. Je suis dans l’avion, on dirait qu’il est sur le point de tomber en morceaux. Je vais décoller pour Cardiff. Demain après-midi, je commence à m’entraîner avec ma nouvelle équipe, on va voir ce qui va se passer", assure-t-il dans ce message Whatsapp sur un fond sonore évoquant celui d'un aéronef. 

Le ton est assez calme, ponctuées de bâillements. Et Emiliano Sala d'ajouter : "Comment allez-vous les gars ? Si, dans une heure et demie, vous n’avez pas de nouvelles de ma part… Je ne sais pas s’ils vont envoyer quelqu’un me chercher parce qu’ils ne vont pas me trouver, mais bon, vous savez… Ah la la, qu’est-ce que j’ai peur…"

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Sala : son dernier message

S'il est tombé, "l'avion se serait brisé"

Le monomoteur Piper PA-46 Malibu emprunté par le joueur, effectuant le trajet Nantes-Cardiff, a disparu des radars lundi soir vers 20h20 GMT, à une vingtaine de km au nord de l'île anglo-normande de Guernesey. Le contrôle aérien de l'île voisine de Jersey avait précisé lundi soir que l'avion et ses deux occupants, qui volaient dans un premier temps à 5000 pieds, avaient demandé à descendre et évoluaient à 2300 pieds avant d'échapper aux radars.


Les recherches, entamées lundi soir, ont duré "quinze heures" et couvert près de 3000 kilomètres carrés, selon la police. Elles ont dû être interrompues mardi au coucher du soleil, reportant de plusieurs précieuses heures les chances de détecter tout signe de vie. Sous la direction des garde-côtes de Guernesey, avec des moyens britanniques et français, ces recherches devaient reprendre mercredi dès l'aube pour tenter de localiser d'éventuels débris.

Les heures passent et je ne sais rien, cela me fait penser au pireHoracio Sala, le père du joueur disparu

S'il est tombé, "l'avion se serait brisé, auquel cas il n'y a pas d'espoir", indiquait mardi soir à l'AFP John Fitzgerald, directeur général de l'agence de secours maritimes Channel Islands Airsearch. De plus, "la température de l'eau est si froide en ce moment que s'ils (les passagers, ndlr) se trouvaient dans l'eau, le froid les aurait maintenant gravement affectés". 


"Les heures passent et je ne sais rien, cela me fait penser au pire" : le désespoir du père du joueur, Horacio, en larmes au moment de s'adresser à la presse depuis l'Argentine mardi soir, en disait long sur les chances de survie de son fils.

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La disparition du footballeur Emiliano Sala

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