Drame de Furiani : l'Assemblée vote pour un jour sans match de football le 5 mai

Drame de Furiani : l'Assemblée vote pour un jour sans match de football le 5 mai
Football

COMMÉMORATION - Ce jeudi, l'Assemblée nationale a voté en faveur d'un jour sans match de football le 5 mai, en hommage aux victimes du drame de Furiani, où 18 personnes avaient trouvé la mort et 2 300 personnes avaient été blessées dans l'effondrement d'une tribune en 1992. La proposition de loi était portée par le député Libertés et Territoires de Haute-Corse Michel Castellani.

"Pas de match le 5 mai". Vingt-huit ans après la catastrophe du stade Furiani, où une tribune montée à la hâte s'était effondrée, faisant 18 morts et plus de 2300 blessés, la Corse est toujours meurtrie dans sa chair. Depuis des années, le collectif des victimes et leurs familles réclame l'interdiction des matches le 5 mai, face aux réticences de la Ligue et de la Fédération, gênées dans l'organisation de leurs compétitions et qui privilégient des gestes ou des cérémonies d'hommages. Il a enfin été entendu. 

Jeudi 13 février, l'Assemblée nationale a voté en faveur d'une journée sans matchs de football le 5 mai, en hommage aux victimes du drame. Porté par le député de Haute-Corse Michel Castellani, le texte visant à sacraliser cette date avait déjà été adopté en commission avec le soutien de la majorité et a été adopté en première lecture à la quasi unanimité. Il doit maintenant être examinée par le Sénat. Déjà, en 1992, François Mitterrand, alors Président, avait promis qu'il n'y aurait plus de matches le 5 mai, sans que cela n'aboutisse.

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"Un moment de recueillement national"

En juillet 2015, le ministère des Sports avait décidé qu'aucune rencontre footballistique ne serait jouée en France à chaque fois que le 5 mai tomberait un samedi, ce qui fut le cas en 2018. Une "avancée intéressante" mais "insuffisante pour les familles", avait indiqué le député corse Michel Castellani. Le 11 février dernier, un collectif de 135 personnes, composé d'artistes, de personnalités politiques et sportives, avait apporté son soutien à cette initiative au travers d'une tribune publiée par Le Figaro à la proposition de faire du 5 mai "un moment de recueillement national, fondé sur le devoir de mémoire".

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"On est vraiment face à un mur. Du coup, le politique s'immisce dans le sportif. C'est regrettable mais les instances du football n'ont pas pris leurs responsabilités", avait déploré auprès de l'AFP la présidente du Collectif des victimes du 5 mai 1992 Josépha Guidicelli. La Ligue de football professionnel et la Fédération française se disaient prêtes, de leur côté, à étendre les hommages existants, mais sans interdire les matches. La LFP plaidait notamment pour une "alternative" à la proposition de loi, avec "une commémoration renforcée sur tous les terrains de France". "Chacun peut légitimement avoir une conviction sur la juste manière d'honorer la mémoire des victimes d'un tel drame. En tout état de cause, il reviendra à la représentation nationale de trancher." C'est fait. Au Sénat désormais de se prononcer.

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