En disposant du LOSC, Rennes s'offre une demi-finale

En disposant du LOSC, Rennes s'offre une demi-finale

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COUPE DE FRANCE - Rennes a décroché l'ultime billet pour le dernier carré en battant une pâle équipe de Lille (2-0), jeudi en quarts de finale.

Les supporters bretons s'y voient déjà. Le tableau du dernier carré de la Coupe de France offre en effet la possibilité de voir une revanche de la fameuse finale de 2009 où les petits Guingampais, alors en L2, avaient pris la mesure (2-1) des archi-favoris Rennais. Cela reste cependant un doux rêve, puisque l'équipe de Jocelyn Gourvennec devra battre l'AS Monaco au Roudourou le 16 avril. Quant aux hommes de Philippe Montanier, il leur faudra disposer d'Angers la veille. Un challenge a priori à leur portée. Mais laissons-les déjà savourer la qualification obtenue ce jeudi soir au dépens du Losc (2-0), au terme d'un match solidement maîtrisé, malgré (ou grâce à ?) une pluie battante.

C'est au bout d'un premier acte très équilibré que le Stade rennais est parvenu à ouvrir la marque. À la 41e minute, Alessandrini enroule un joli centre depuis l'aile gauche que Toivonen dévie très légèrement pour Grosicki. Lequel profite alors d'un alignement très approximatif de la défense nordiste pour crucifier Elana du pied gauche. Quelque peu sonnés en rentrant aux vestiaires, les Dogues s'attellent ensuite à vite réagir dès leur retour sur le pré. En vain, puisqu'une seule occasion est à mettre à leur crédit. Elle survient à la 76e, quand Kalou reprend devant le but une offrande de Béria, qu'il expédie à un cheveu de la transversale.

Dans les dernières de la minutes de la rencontre, les Lillois continuent, logiquement, de pousser. Et, grand classique du genre, finissent par s'exposer dangereusement. À la 90e, dans la foulée d'une énième action stérile du LOSC, Alessandrini, servi par Oliveira à l'angle gauche de la surface, dégaine une puissante frappe tendue du gauche qui finit sa course au fond des filets, bien aidée, il est vrai, par une faute de main du pauvre Elana. À la peine en Ligue 1, où il végète à la 16e place, Rennes offre ainsi à son public en souffrance un rayon de soleil dans la grisaille de sa bien pénible saison. Un rayon de soleil qui éclaire un Stade de France où pourrait s'écrire une nouvelle histoire, le 3 mai prochain.

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