En réclamant 18,6 millions d’euros, Marcelo Bielsa pourrait mettre le Losc à terre

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FOOTBALL – L'entraîneur argentin, licencié par le Losc en décembre, réclame 18,6 millions d’euros à son ancien employeur. Problème : la situation financière du club nordiste est déjà extrêmement précaire.

Dire qu’au départ, Gérard Lopez, le propriétaire du Lille olympique sporting club (Losc), réalisait un rêve de fan en embauchant Marcelo Bielsa comme entraîneur... Huit mois plus tard, l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois déchante sévèrement : L’Equipe révèle ce vendredi que le technicien argentin, licencié pour faute grave le 15 décembre dernier, a saisi le tribunal de commerce et les prud’hommes, réclamant 18,6 millions d’euros pour tous chefs de de préjudices au club nordiste. Lequel est déjà en proie à de sérieux problèmes financiers.

Saint-Étienne et Angers parmi les créanciers

Il faut aussi dire que le coach avait prévu son coup. Une clause dans son contrat prévoyait en effet que "si le club décidait de rompre et/ou de résilier le présent contrat avant son terme convenu et faisait pour n’importe quelle raison arrêter le technicien dans l’exercice de ses fonctions et facultés citées dans le présent contrat, il devra l’indemniser par le paiement de toutes les quantités prévues dans celui-ci pendant la durée en vigueur précisée". L’Argentin avait signé pour deux. Il réclame donc 13,6 millions d’euros de salaires impayés, et 5 millions d'euros de préjudices. En sachant que la notion de "faute grave" sera, en l'occurrence, très difficile à plaider pour les avocats de Gérard Lopez.

En parallèle, la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) de la Ligue de football professionnel (LFP), le gendarme financier du football français, a remis en question la viabilité financière du Losc après avoir examiné ses comptes. En conséquence de quoi, le club nordiste a été interdit de recruter cet hiver, et même sommé, selon L’Equipe, de verser 25 millions d’euros dans la trésorerie avant le 31 janvier. En outre, ses créances s’accumulent : Saint-Étienne attend toujours des paiements de traites pour Kevin Malcuit, comme Angers pour Nicolas Pépé, et même des fournisseurs ou prestataires de service attendraient d’être payés. SI vous ajoutez à cela 18,6 millions d’euros à régler à l’ex-entraîneur, il se pourrait que la DNCG sévisse bien plus cruellement, elle qui avait relégué Bastia en National 3 (5e division) pour des raisons quasi similaires. 

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