Encore battus au Vélodrome, Labrune et Anigo taclent les joueurs

Encore battus au Vélodrome, Labrune et Anigo taclent les joueurs

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FOOTBALL - L'OM a perdu face à Rennes samedi (0-1). Cette deuxième défaite d'affilée au Vélodrome, la 6e en tout en L1, a anéanti les espoirs marseillais de voir la Coupe d'Europe la saison prochaine. Un résultat "catastrophique" selon les propres termes de Mathieu Valbuena qui a provoqué le dépit du président Vincent Labrune et le coach José Anigo. Morceaux choisis.

Six défaites au Vélodrome, c'est évidemment trop. L'an dernier, à la même période, l'OM en avait perdu trois... et n'en avait pas perdu d'autres jusqu'à la fin du Championnat pour s'assurer la deuxième place. Le revers essuyé face à Rennes samedi (1-0) , enterrant les espoirs de Ligue Europa de l'OM, a une nouvelle fois envoyé en première ligne Vincent Labrune, le président, et José Anigo, le coach dont l'interim ressemble davantage à un chemin de croix.

Les deux hommes forts du club phocéen n'ont pas hésité à charger les joueurs : "Ils n'ont pas fait le métier tout simplement. A l'entraînement, on met des choses en place qu'ils ne sont pas capables de mettre en application. Je suis déçu parce que lorsqu'on porte ce maillot-là, on doit fournir plus de choses", a lâché l'inamovible directeur sportif.

Labrune : "Peu importe qu'ils aient envie de partir ou pas"

Les éléments de langage, ingrédients de la communication de crise en vigueur du côté du Vélodrome depuis sept mois jour pour jour, sont aussi assénés par le président : "Depuis dix jours, on n’arrête pas de leur dire, mais il y a un certain nombre de joueurs qui doivent comprendre c'est que c'est de jouer à l'Olympique de Marseille, il faut maintenant qu'il nous montre qu'ils méritent de porter ce maillot. Le club est une institution, il y a des valeurs : il faut que les joueurs comprennent qu'ils doivent montrer qu'ils le méritent. Peu importe qu'ils aient envie de partir ou non", prévient Labrune qui, en zone mixte, ne comptait pas "défendre l'indéfendable".

Dans la ligne de mire : les jeunes recrues, qui ne font pas honneur aux 40 millions qu'ils ont coûtés, certains cadres, dont la tête semble parfois ailleurs. Après la déprime de Valbuena, Rod Fanni, le latéral, n'a pas caché son agacement : "Plus que de la tristesse, je ressens de l'énervement. Parce que si on veut gagner des choses, il faut que l'on soit onze sur le terrain et ce n’est pas toujours le cas..." Et c'est dans ce climat que Marseille va devoir disputer quatre rencontres (Ajaccio, Lille, Lyon, Guingamp) à domicile.

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