Équipe de France : 5 choses à savoir sur Presnel Kimpembe, le tout nouvel appelé chez les Bleus

Équipe de France : 5 choses à savoir sur Presnel Kimpembe, le tout nouvel appelé chez les Bleus
Football

FOOTBALL – Convoqué en équipe de France lundi soir pour pallier le forfait d’Elaquim Mangala, Presnel Kimpembe n’arrive pas de nulle part, mais presque. Le défenseur du PSG, âgé de 21 ans, n’a disputé que 17 matchs chez les professionnels, dont 13 de Ligue 1. Focus sur cinq aspects méconnus de sa trajectoire.

  • 1Les équipes de France de jeunes l’ont snobé

    Avant de se voir confier le brassard de capitaine de l’équipe de France Espoirs cet été, Presnel Kimpembe a longtemps cru qu’il ne porterait jamais le maillot bleu. En effet, pendant que ses compères du centre de formation du PSG, Adrien Rabiot et Kingsley Coman, passaient pas tous les échelons (moins de 16, 17 et 18 ans), en étant souvent surclassés, lui devait rester au club, faute d’avoir été sélectionné. « À une époque, personne ne me voyait arriver, confiait-il récemment à L’Équipe. J’ai vécu des moments très difficiles. J’ai toujours cru en moi. Toutes ces épreuves-là m’ont fait grandir, et me donnent la rage aujourd’hui. » Une rage qui lui a permis de, finalement, débouler en Espoirs en septembre 2015. Puis de picorer un temps de jeu croissant à Paris.
  • 2Il est passé à ça de jouer pour la RD Congo

    Entre-temps, le latéral gauche reconverti en défenseur central a porté le maillot de son pays d’origine, la République démocratique du Congo. C’était le 12 octobre 2014, avec les Espoirs, en Autriche… Et puis, la sélection A l'a sollicité en mars 2015 pour participer à un stage à Dubaï. Il refuse alors, conscient qu’une seule minute en match officiel l’empêcherait à jamais de jouer pour la France. Il vient, à l'époque, de signer son tout premier contrat professionnel avec le PSG. « Les Bleus, je ne dirais pas que c’est un monde lointain. En fait, ce n’est pas loin, mais c’est très loin en même temps (rires). J’espère y arriver un jour », lâchait-il en juillet, en ne croyant pas si bien dire.
  • 3Il est sous-payé par le PSG, mais ça ne va pas durer

    Presnel Kimpembe est aujourd’hui un membre à part entière de l’équipe première du PSG. Le club lui a même signifié toute sa confiance en ne recrutant pas de défenseur central après le départ de David Luiz lors du dernier mercato estival. Ce qui explique qu’il vive mal, désormais, de toucher 8000 euros par mois, à comparer aux 250 000 euros mensuels que touche, au même âge, et pour un temps de jeu à présent quasi similaire, son coéquipier Adrien Rabiot. Cet été, il a même laissé planer la menace d’un départ pour convaincre son employeur de l’augmenter, après avoir repoussé, fin juillet, une première offre de prolongation, jugée trop peu élevée. Cette convocation en équipe de France devrait ainsi convaincre une bonne fois pour toutes le PSG de mettre la main à la poche.
  • 4Ses coéquipiers lui prédisent un avenir radieux

    Presnel Kimpembe, ce sont sans doute ses coéquipiers qui en parlent le mieux. Le capitaine, Thiago Silva, l’a pris sous son aile, lui montrant parfois des vidéos sur son téléphone pour l’aider à améliorer son placement. Voici ce que déclarait Maxwell, en tout début de saison, à son sujet : « Il a beaucoup de qualités. Il joue proche de moi donc j’essaye de parler beaucoup avec lui, de lui donner des conseils. Je pense qu’il a un avenir énorme. » Et puis, début septembre, la nouvelle recrue, Thomas Meunier, a dit ceci : « Il est exceptionnel, lui ! J'adore son style de jeu ! Si je devais le comparer à quelqu'un, ce serait volontiers à Kompany. Quand il est sorti d'Anderlecht, il a tout de suite fait l'unanimité. Et Presnel a cette élégance, cette facilité, c'est vraiment un joueur moderne, il veut toujours construire de derrière. » Quant à Unai Emery, il estimait, une semaine plus tard, que « Kimpembe reste sur de grandes prestations. Je suis content de lui. Il doit grandir individuellement avec l’équipe, pour le bien du PSG ».
  • 5Il passe toutes ses vacances avec Kingsley Coman

    Et pour cause : c’est son meilleur ami. Leur relation va donc bien au-delà du foot (et des teintures blondes). « Franchement, ça m’a fait mal de le voir partir, parce que c’est "mon gars", Kingsley ! Ça m’a fait vraiment bizarre. On était ensemble depuis les poussins, ça faisait un bail. On se connaît depuis l'âge de 8 ans. Surtout qu’il est parti à l’étranger. Ce n’est pas comme s’il était resté en France » , lâchait-il en mars. Les voici de nouveau réunis depuis lundi soir, dans le château de Clairefontaine.

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