Équipe de France : confronté à une cascade de blessures, Didier Deschamps va devoir bricoler son onze

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FOOTBALL - Les Bleus ont repris lundi le chemin de Clairefontaine pour préparer les réceptions de l'Albanie et d'Andorre, les 7 et 10 septembre, comptant pour les éliminatoires de l'Euro 2020. Une rentrée des classes où de nombreux absents manquent à l’appel. Pour quelles conséquences ?

"Mon choix est limité. Les calendriers sont démentiels. Le physique est soumis à de telles cadences qu’à un moment ou à un à un autre, le risque est plus élevé. C'est pour ça qu'on a beaucoup de blessés." Ainsi parlait Didier Deschamps lundi, jour de rentrée à Clairefontaine pour une équipe de France masculine aux rangs particulièrement clairsemés.

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Manquent en effet à l’appel : N’Golo Kanté, Paul Pogba, Kylian Mbappé, Tanguy Ndombele ou encore Aymeric Laporte. Pas moins de la moitié d’une équipe. Ce qui va contraindre le sélectionneur des Bleus à bouger les lignes et les hiérarchies au sein de son groupe, pour aligner le onze le plus compétitif possible lors des deux matchs de compétition à venir, face à l’Albanie le 7 septembre, puis à Andorre le 10, étapes décisives avant d’en découdre dans un mois avec l’Islande et la Turquie, les deux concurrents directs dans la course à la qualification pour l’Euro 2020. État des lieux. Et des troupes.

Chez les gardiens

Dans ce secteur, la hiérarchie demeure limpide : Hugo Lloris est n°1, Alphonse Areola n°2 et Mike Maignan n°3. Mais le répit de Didier Deschamps s'annonce de courte durée, Areola ayant quitté Paris à la toute fin du mercato pour devenir la doublure de Thibault Courtois au Real Madrid. "S’il ne joue pas du tout, ça peut devenir problématique", a déjà averti le sélectionneur.

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En défense

Voilà maintenant de nombreux mois que Clément Lenglet est devenu titulaire à Barcelone et Samuel Umtiti son remplaçant. Pourtant, la saison passée, Didier Deschamps a longtemps maintenu sa confiance au second nommé, sur la base de son rôle déterminant dans le sacre mondial de 2018. Cette époque-là est désormais révolue : le coach n’a inclus Umtiti dans cette liste que pour palier le forfait d’Aymeric Laporte, et Lenglet composera donc cette fois la charnière titulaire avec Raphaël Varane. "Sam n'est pas titulaire en club, et a eu quelques soucis physiques. Je n’oublie pas ce qu’il a apporté à l’équipe, mais je dois obéir à une certaine logique", s’est d’ailleurs justifié le sélectionneur.

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Sur les flancs de la défense, on retrouvera, à droite, Benjamin Pavard, mais surtout son pendant gauche durant la dernière Coupe du monde, Lucas Hernandez, qui avait disparu des radars tricolores il y a près d’un an, la faute à deux graves blessures au genou consécutives. C’est du moins ce qu’indique la séance d’entraînement de mardi, où les deux hommes ont disputé l’opposition à 11 contre 11 avec les chasubles des titulaires, contrairement à Lucas Digne et Léo Dubois.

Au milieu

Repositionné sur l’aile gauche depuis le Mondial, Blaise Matuidi reprendra place dans l’axe à cause des absences conjuguées de Paul Pogba et N’Golo Kanté. Pour évoluer à ses côtés, deux joueurs tiennent la corde : Corentin Tolisso, lui aussi de retour après une dernière saison quasiment blanche en raison d’une grosse blessure à un genou, et Moussa Sissoko. Le nouvel appelé, Mattéo Guendouzi, et le revenant, Steven Nzonzi, devraient donc débuter les deux prochaines rencontres sur le banc.

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En attaque

Aux côtés des inamovibles Antoine Griezmann et Olivier Giroud, la question est de savoir qui suppléera Kylian Mbappé, dont Didier Deschamps ne se passe que très difficilement. La dernière séance à Clairefontaine n’a donné aucun indice, le sélectionneur s’efforçant de brouiller les pistes à ce sujet précis dans l'esprit de ses joueurs. Il y a peu de chances qu’il s’agisse de Jonathan Ikoné, remplaçant numériquement le Parisien dans le groupe France mais trop inexpérimenté à ce niveau pour espérer débuter un match de compétition. Restent Kingsley Coman et Thomas Lemar, tous deux alignés avec les titulaires à l’entraînement, et qui se trouvent donc en balance (on parierait plutôt sur le premier nommé). Nabil Fekir, malgré des débuts prometteurs avec son nouveau club du Betis Séville, sera donc une nouvelle fois cantonné au rôle de joker de luxe.

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C’est d'ailleurs sans doute l’enseignement à tirer de toute cette affaire : même largement diminués, les Bleus ne manquent pas d’atouts. Beaucoup de sélectionneurs dans le monde, y compris sur les bancs des plus grandes nations, feraient de ces seconds choix des titulaires indiscutables.

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