Coupe du monde féminine 2019 : pourquoi les Bleues ne seront pas logées à Clairefontaine

Football

Toute L'info sur

La Coupe du monde féminine de football 2019

CAMP DE BASE - Contrairement aux équipes masculines de 1998 et 2016, qui ont logé à Clairefontaine et disposé des infrastructures, les joueuses de Corinne Diacre ne seront pas enracinées dans les Yvelines pendant le Mondial. A la demande de la Fifa, les Bleues changeront de villes au gré de leurs rencontres, comme toutes les sélections nationales.

Habituellement, c'est à Clairefontaine que l'équipe de France établit son camp de base. Créé en 1996, ce concept repose sur un lieu fixe où la sélection nationale prépare ses matches d'Euro ou de Coupe du monde quand ces compétitions se déroulent à domicile. Ainsi, en 1998 et en 2016, lorsque la France avait accueilli les phases finales de ces grands tournois, les joueurs étaient logés dans leur quartier général des Yvelines. À l'aune de la Coupe du monde 2019 en France, on s'attendait donc à ce que les Bleues bénéficient du même traitement et puissent jouir, elles aussi, de ce havre de paix au milieu d'un écrin de nature de 56 hectares entièrement dévolu au football. Mais, après des discussions et négociations entre l'organisateur, la Fifa, et le Comité d'organisation local (LOC), il en a été décidé autrement.


À l'inverse d'une Coupe du monde masculine, où les équipes nationales rayonnent depuis un camp de base et rejoignent le stade la veille du match, la Fifa a acté que les 24 sélections qualifiées pour le Mondial 2019 ne seraient pas fixées dans un lieu unique. Elles changeront de villes au gré de leurs rencontres et de leur progression dans la compétition. Pour les accueillir, 37 terrains d'entraînement, répartis sur tout le territoire, seront mis à la disposition des équipes et arbitres durant la compétition. C'est plus qu'au Canada, en 2015, où trois équipes se partageaient la même enceinte entre les matches. Pour respecter le principe d'équité, l'équipe de France ne pourra donc pas disposer des infrastructures de Clairefontaine.

Un "road-trip" pour les Bleues

Ainsi, lors du premier tour, la traditionnelle phase de poules, la France fera escale à Croissy-sur-Seine, déjà retenue lors de l'Euro 2016 pour accueillir l'équipe de Russie. Cette ville des Yvelines, qui compte une section féminine dans son club de football et possède de très bonnes infrastructures, se situe à une trentaine de minutes du Parc des Princes, où les Bleues joueront la Corée du Sud, en match d'ouverture, le 7 juin (à 21h, en direct sur TF1). Les Françaises ne seront pas les seules à y loger, puisque trois autres sélections, dont les Américaines triples championnes du monde, y prendront leurs quartiers.

Par la suite, les joueuses de Corinne Diacre s'entraîneront à Mandelieu-la-Napoule, dans les Alpes-Maritimes. La "capitale du mimosa", où seront aussi de passage les Japonaises, championnes du monde 2011, les recevra avant leur deuxième rencontre contre la Norvège le 12 juin (à 21h) à Nice. Pour le troisième et dernier match de poule, le 17 juin (à 21h) face au Nigéria à Rennes, c'est à Cesson-Sévigné, en Île-et-Vilaine, que l'équipe de France s'installera. Dès le lendemain, les Françaises basculeront vers le lieu de leur éventuel huitième de finale : Le Havre si elles terminent premières ; Nice si elles sont deuxièmes.


Un seul cas de figure leur permettrait de revenir à Clairefontaine pendant le tournoi. Pour cela, elles devront prendre la première place du groupe A et se qualifier pour le quart de finale au Parc des Princes le 28 juin.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter