Didier Deschamps évoque les cas Nabil Fekir et Patrice Evra : "Les joueurs ne sont pas des robots"

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FOOTBALL – Le sélectionneur de l’équipe de France s’exprimait ce lundi après-midi en conférence de presse à Clairefontaine. L’occasion pour lui de revenir sur les récentes polémiques qui ont impliqué deux joueurs qu’il connaît particulièrement bien.

Didier Deschamps n’est évidemment pas un spectateur comme un autre. Pour lui, tous les joueurs français sont potentiellement sélectionnables et son regard sur leurs matchs est donc plus critique qu’un autre. Mais, concernant Patrice Evra, mis à pied pour avoir donné jeudi 2 novembre un coup de pied à un supporter de l’OM, et Nabil Fekir, critiqué pour avoir indirectement provoqué un envahissement de terrain à Saint-Étienne en célébrant un but devant les supporters adverses, l’affect du sélectionneur a forcément été touché. Il a connu Evra tout jeune à Monaco et l’a réhabilité chez les Bleus durant l’Euro 2016. Quant à Fekir, il a usé de toute son influence pour qu’il choisisse la France plutôt que l’Algérie. Sa réaction à ces deux polémiques était donc attendue. Il s'est exprimé là-dessus ce lundi, en conférence de presse à Clairefontaine.

Patrice Evra n'a pas à faire ce geste-là. Pour bien le connaître, je sais qu’il en a conscienceDidier Deschamps

"Je connais bien Nabil. Il a un jeu un peu à risque alors il prend pas mal de coups. Sa célébration n’était pas préméditée. Il ne calcule pas. C'était instinctif... Evidemment, dans le contexte, je pense que ce n'était pas le geste approprié, mais il l'a senti comme ça, avec les conséquences que ça a eu derrière. C'est un être humain comme les autres, les joueurs ne sont pas des robots. Il ne devait pas le faire, mais ce sont des êtres humains et c’est arrivé. Je préfère retenir son niveau sur les dernières semaines", a-t-il lâché, dans un sourire presque ironique, au sujet du Lyonnais, qu’il a défendu aussi bien qu’il le pouvait.

En revanche, quand une question sur le geste du Marseillais lui a été posée, le sélectionneur est apparu bien plus gêné aux entournures, semblant chercher ses mots… "Déjà, je n'ai pas tous les éléments. Je n'étais pas là-bas. Son club a lancé une enquête, l’UEFA aussi... Patrice n'a pas à faire ce geste-là. Pour bien le connaître, je sais qu’il en a conscience. Je ne suis pas là pour juger ou le défendre.  C'est un geste qu'il ne doit pas faire et il le sait. Malheureusement, ça s'est passé. Maintenant, les conclusions viendront des enquêtes du club et de l'UEFA", a répondu un Didier Deschamps ici bien plus évasif. Qui, dans les deux cas, n’a donc pas daigné évoquer les supporters également mis en cause.

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