Équipe de France : Didier Deschamps se verrait bien rester à la tête des Bleus "jusqu'à la prochaine Coupe du monde" en 2022

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FOOTBALL - "Continuer jusqu'à la prochaine Coupe du monde (2022 au Qatar), évidemment, ce n'est pas quelque chose qui me déplairait", confie le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, dans un entretien accordé à l'AFP, alors que son contrat s'achève en juin 2020.

On n’ira pas jusqu’à dire que le sacre mondial du 15 juillet dernier l’a sanctifié, mais on n’en est sans doute pas très loin. Fini, en tout cas, le temps où la prolongation, ou non, de son contrat de sélectionneur de l’équipe de France était intimement lié à une qualification, ou non, des Bleus à la prochaine grande compétition internationale. Tout porte désormais à croire que Didier Deschamps peut même désormais rester sur le banc tricolore aussi longtemps qu’il lui plaira. La preuve : il se permet aujourd’hui d’indiquer publiquement jusqu’à quand il aimerait demeurer en place.

Le modèle allemand

"Aujourd'hui j'ai une très bonne relation avec mon président (Noël Le Graët, à la tête de la Fédération française de football, employeur du sélectionneur, ndlr). Contractuellement, je suis lié jusqu'au championnat d'Europe (en juin 2020), c'est la seule certitude aujourd'hui, c'est factuel. Après, que je puisse continuer jusqu'à la prochaine Coupe du monde (au Qatar en 2022), évidemment, ce n'est pas quelque chose qui me déplairait (sourire), mais bon, on verra bien. On se connaît suffisamment, on a suffisamment de respect et d'affinités ensemble", lance-t-il en effet ce mardi, au détour d’un entretien accordé à l’AFP.

Puis le sélectionneur français de citer l’exemple de son homologue allemand, Joachim Löw, à la tête de la Mannschaft depuis douze ans, malgré une piteuse élimination au premier tour du Mondial russe de 2018 : "C'est un bon exemple, oui. Comme quoi la continuité au haut niveau a du bon aussi. Il a pris cette équipe pour l'amener au titre de champion du monde en 2014 (ce qu’il a fait, ndlr). Ces derniers temps et par rapport à la dernière Coupe du monde ça a été difficile pour lui. Il était considéré comme le meilleur il y a cinq ans, et aujourd'hui il n'est pas devenu le plus mauvais, bien au contraire. C'est quelqu'un qui a prouvé beaucoup de choses et je suis content qu'il soit resté à la tête de cette équipe allemande."

Futur président de la FFF ?

Dit autrement : Didier Deschamps aimerait, lui aussi, bénéficier du confort de pouvoir s’offrir une sortie de route, peut-être accidentelle, sans pour autant avoir à craindre pour son poste. Tant que Noël le Graët dirigera la FFF (son dernier mandat court jusqu’en 2021), cela semble fort possible. Et ensuite ? Ensuite, Le Graët verrait bien Deschamps lui succéder à cette haute fonction, la plus élevée dans la hiérarchie du football français. "Je le souhaite (qu’il soit président, ndlr). Je lui ai souvent dit, affirmait le dirigeant sur RMC en novembre dernier. Au niveau du foot, ce serait très bien. Il sait négocier, son image est forte et dans le foot amateur, il est plutôt bien vu."

En attendant, le sélectionneur assure qu’il n’y pense pas : "Il peut me taquiner là-dessus, ça, pour le moment, ce n'est pas pour moi. Aujourd'hui j'ai besoin du terrain, je viens d'avoir 50 ans. Je me sens très bien, j'ai toujours la même passion, la même envie et je suis convaincu qu'il y a encore de belles choses à faire avec ce groupe... Est-ce que ce sera le cas dans cinq ans, dans dix ans ? Je ne sais pas, je ne me pose pas la question." Une certitude : si c’est le cas, il ne se gênera plus pour le dire.

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