Équipe de France : pourquoi les Bleus finissent toujours par s'en remettre à Evra ?

DirectLCI
BLEUS - Absent depuis l'Euro, le latéral gauche de la Juve (35 ans et 80 sélections) semblait avoir fait son temps en sélection. Mais le forfait de Layvin Kurzawa vient de remettre en selle un Patrice Evra qui n'a pourtant jamais fait l’unanimité. Mais Didier Deschamps semble toujours considérer comme une valeur refuge pour affronter la Suède vendredi soir (20 h 45 sur TF1) et la Côte d'Ivoire en amical mardi 15 (21 heures sur TF1).

Critiqué, mais jamais égalé

On peut dire et penser ce que l'on veut de l'ancien Monégasque, mais à l'heure où il faudra faire le bilan de sa carrière, un constat s'imposera : Evra s'est imposé dans les plus grands clubs. Le Manchester United d'Alex Ferguson, entre 2006 et 2014 (avec 5 titres de champion d'Angleterre et une Ligue des champions à la clès) puis la Juventus Turin depuis trois saisons, avec, là encore, deux titres de champion d'Italie et une finale de C1 en 2015. Bref, même si certains observateurs le trouvent léger défensivement et lui reprochent ses centres ratés lorsqu'il monte, le latéral gauche est toujours dans le coup. D'où son rappel de dernière minute en équipe de France. A ce sujet, en conférence de presse ce lundi après-midi, Didier Deschamps a d'ailleurs ouvert la porte à une titularisation de l'intéressé contre la Suède : "Si c'était deux matches amicaux, peut-être que je n'aurais pas fait ce choix"...

Une relève encore trop fragile

Kurzawa out, ne restait donc dans le groupe retenu par le sélectionneur que l'option de titulariser Lucas Digne et la possibilité de faire découvrir la sélection à un novice. Problème, trouver un latéral gauche français capable d'évoluer au niveau international n'est vraiment pas simple... Et faire confiance à l'ancien Parisien, qui joue pourtant régulièrement avec le Barça depuis qu'il y a signé l'été dernier, ne semblait pas si évident que ça pour Deschamps. D'où le retour d'Evra, une sorte d'option sécurité pour DD. "On n'a pas le temps de travailler, a notamment expliqué le boss des Bleus, qui trouve toujours les rassemblements tricolores trop court. Le vécu prime donc sur la forme du moment". Et l'expérience de son ancien joueur lorsqu'il entraînait à Monaco sur les dernières incertitudes de la nouvelle génération.

"Tonton Pat", pilier de vestiaire

C'est un peu son "bouclier magique" pour résister aux critiques qu'il essuie depuis le début de sa carrière avec les Bleus : Patrice Evra a toujours été le patron du vestiaire tricolore. Privé du brassard de capitaine à cause du fiasco de Knysa en 2010, où il était en responsabilité, le défenseur l'est pourtant, dans les faits, depuis. Surnommé "Tonton Pat" par les nouveaux cadres tricolores (Paul Pogba, Dimitri Payet, Antoine Griezmann...) le trentenaire est un joueur respecté et écouté par ses partenaires. Et même si les Bleus se comportent plutôt bien depuis le début de cette campagne qualificative au Mondial 2018 (ils sont premiers du groupe A avec la Suède), c'est tout de même lui que l'on rappelle pour ce match décisif pour la première place. "Il a toujours été souriant, chambreur et met de la bonne ambiance dans le groupe", a d'ailleurs relevé le sélectionneur. Avant de préciser : "Mais s'il est là, c'est pour ses qualités de joueur". On l'avait compris.

Plus d'articles

Sur le même sujet

Lire et commenter