ETG-OM (1-3) : Bielsa plus que jamais en position de force

ETG-OM (1-3) : Bielsa plus que jamais en position de force

LIGUE 1 - Malgré un déchet technique conséquent, l'Olympique de Marseille s'est facilement imposé (1-3) sur la pelouse de l'Évian-Thonon-Gaillard ce dimanche soir. Une victoire qui met fin à la "crise" née des critiques, il y a dix jours, de l'entraîneur Marcelo Bielsa contre le mercato mené par son président Vincent Labrune.

En général, lorsque l'on est convoqué dans son bureau par son président, ce n'est jamais très bon signe. L'entraîneur de l'OM, Marcelo Bielsa, attendu lundi par Vincent Labrune, devrait y aller l'esprit léger. Déjà que le dirigeant pouvait très difficilement se permettre de le sanctionner, malgré les critiques très dures émises par le coach à son encontre il y a dix jours , il n'aura désormais d'autre choix que de miser sur le technicien qu'il a lui-même longtemps présenté comme le sauveur, et dont le départ laisserait un goût amer aux impétueux supporters marseillais. En effet, sous les ordres d'"El Loco", le club "en crise" a remporté (1-3), ce dimanche soir à Évian, son troisième match de rang, marquant huit buts... Et grimpant à la 2e place du classement.

La soirée avait commencé par un coup du sort des plus ironiques : une blessure de dernière minute de Mendy contraignant Bielsa à titulariser Fanni. Oui, ce Fanni qui n'"entrait pas dans le projet" selon les dires de l'entraîneur. Et qui s'était donc retrouvé dans le "loft", en compagnie des autres indésirables, là où croupit encore Cheyrou... Ce Fanni qui, dès le coup d'envoi, trouvait Gignac dans la profondeur d'une ouverture lumineuse pour le premier but de la soirée, d'une superbe reprise de volée. On jouait depuis vingt secondes. C'est évidemment la réalisation la plus rapide de la saison. Et un terrible coup de massue pour la lanterne rouge savoyarde.

Bielsa quand même mécontent ?

Comble de l'ironie, Evian a pourtant mieux réussi son début de match que Marseille. Les hommes de Dupraz ont même globalement dominé les débats durant un premier acte très pauvre techniquement... Avant d'en prendre un deuxième juste avant le retour aux vestiaires, sur une lourde frappe d'Imbula des 25 mètres. C'est connu : le football est cruel, surtout avec ceux qui doutent d'eux-mêmes. Comme on dit que la chance se provoque, voire qu'elle sourit aux audacieux.

En seconde période en revanche, l'OM a pris le contrôle des opérations. Et, peu après l'heure de jeu, à la 63e, Payet fixait la défense adverse puis servait, d'un joli tacle, un Thauvin inexistant jusque-là. L'Ex-Bastiais, en balade au niveau du point de penalty, ouvrait alors son pied gauche et cela faisait 3-0. Nsikulu a néanmoins tout fait pour sauver l'honneur des siens jusqu'au bout. D'abord en perdant un face à face avec Mandanda en ne cadrant pas sa frappe à la 81e. Mais surtout en réduisant le score de la tête dans les arrêts de jeu, à la réception d'un centre d'Abdallah. Un but que Bielsa reprochera sans doute à ses défenseurs. Mais que son président ne pourra retenir contre lui.

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