Euro 2016 : cette fois, les Bleus assument leur statut de favoris

Football
EQUIPE DE FRANCE – Il fut un temps, pas si lointain, où les Bleus avançaient couverts. Mais aujourd’hui, à quelques heures du France-Roumanie marquant le coup d’envoi de l’Euro 2016 (vendredi soir), les voici qui reconnaissent leurs ambitions "d’aller au bout". Le fait d’évoluer à domicile et les derniers matchs amicaux sont passés par là.

Il y a deux ans, en pleine Coupe du monde au Brésil, Didier Deschamps avaient tiré les oreilles de Bacary Sagna et de Morgan Schneiderlin. Leur tort ? Avoir osé déclarer, face aux médias, leur intention de devenir champion du monde à l’issue du tournoi. A cette époque, il s’agissait de ne pas se mettre trop de pression, et surtout de ne pas paraître arrogant, la grève de Knysna demeurant dans les esprits. L’eau, depuis, a coulé sous les ponts. Lorsque l’on a rappelé cet épisode à Andre-Pierre Gignac, mardi à Clairefontaine, l’attaquant a franchement rigolé : "Que je sache, le coach ne l’a pas encore fait. Je vous dirai ça après peut-être."

Il faut dire que, quelques minutes auparavant, il n’avait pas fait dans la langue de bois à ce sujet. "La France, forcément, est favorite, par rapport au fait que lors des derniers matches amicaux, avec 9 victoires sur 10, on a engrangé de la confiance et mis pas mal de buts, même si on en a pris un peu trop. Et l'Euro est chez nous. Les deux dernières fois qu'on a été pays-hôte, on a gagné la compétition (Euro 84 et Mondial 98, ndlr). Donc on est favoris, mais ça va se jouer sur des détails entre les grandes équipes, la France, l'Espagne, l'Allemagne... Même si mon penchant va vers la France. En tout cas, notre objectif est clair : gagner l’Euro", a-t-il lâché, un grand sourire gourmand au coin des lèvres.

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Ce mercredi, sur cette même estrade de l’auditorium du Centre technique national de football, ses partenaires ont, en substance, partagé ce point de vue. Steve Mandanda, les bras croisés et le regard plein d’assurance, en répondant à la question de metronews : "Ce n’est pas à nous de dire si on est favoris, mais on a une obligation, celle d’aller au bout. On a cette ambition. Donc si on nous classe parmi les favoris, on va l’assumer. Parce qu’on est à domicile et qu’on veut rendre le pays heureux. Si vous ne croyez pas en vous, en vos partenaires, ce n’est même pas la peine de la jouer. On sait que ce sera compliqué mais on a nos chances. Pas mal d’éléments sont en notre faveur, comme le public."

Et ce n’était pas Bacary Sagna, transpirant la confiance depuis le début de la préparation, qui allait dire le contraire ensuite : "On n’a pas de doutes. On sait qu’il y a pas mal d’attentes. On se pose aussi quelques questions, mais on a travaillé assez dur. L’équipe est prête. C’est une grande chance d’être là, de porter ce maillot et de jouer le tournoi ici. On ressent beaucoup d’excitation, parce qu’on a hâte, et on est aussi sereins. Nos adversaires le sentent mais on fera ce qu’il faut. On est dans un cadre magnifique à Clairefontaine, on est entre nous et on peut décompresser. On reste sur une belle compétition au Brésil, on a procuré de la joie aux Français. On a envie de répéter ça." A une nuance près, donc, et elle est de taille : un quart de finale, désormais, est nécessaire, mais plus du tout suffisant.  

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