Face à Reims, l'OL a tourné la page du derby

Face à Reims, l'OL a tourné la page du derby

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LIGUE 1 - Mis en difficulté pendant la majeure partie de la rencontre, les Lyonnais sont néanmoins parvenus à l'emporter sur la fin jeudi soir face à un Stade de Reims pourtant invaincu depuis sept matches. Une victoire aux allures de petite revanche après le derby perdu (3-0) dimanche à Saint-Étienne : grâce à elle, Lyon conserve un point d'avance sur l'ASSE et reste 3e.

"Un derby sans envie de gagner, une fessée méritée, on veut retrouver des guerriers." La banderole déployée ce jeudi soir dans un virage du stade de Gerland annonçait la couleur. Cela faisait vingt ans que Lyon n'avait plus perdu sur la pelouse de son éternel rival stéphanois . Face à Reims, la question était donc de savoir quelles traces avait laissées la raclée (3-0) infligée par Saint-Étienne dimanche . On a vu : au mental, l'OL a arraché une victoire (2-1) dans les dernières secondes qui lui permet de rester devant les Verts au classement.

"On a mis en place quelque chose de spécial pour ce match. On le travaille depuis trois jours", avait annoncé Devaux, le métronome du milieu rémois. Résultat : son équipe a expérimenté une défense à trois pour l'occasion. Oui, comme Saint-Étienne dimanche. Mais cela ne s'est pas passé comme prévu. Dès la 6e minute, Tolisso reprenait de la tête un coup franc parfait de Fekir et ouvrait le score. Oui, ce même Tolisso qui s'était complètement troué sur le 3e but des Verts et qu'on avait retrouvé prostré dans le vestiaire après la rencontre, une serviette sur la tête et des larmes plein les joues.

Jallet : "On ne les a jamais vraiment inquiétés"

L'histoire était belle... Mais le foot est cruel. Trente minutes plus tard exactement, c'est une perte de balle du jeune (20 ans) Lyonnais dans sa surface qui a conduit à l'égalisation rémoise, inscrite par Moukandjo, à l'affût après une frappe d'Oniangué repoussée par Lopes. Un but venu logiquement concrétiser la montée en puissance de Reims. "On les a d'abord regardés jouer. Mais on a quand même suivi notre plan, expliquait Mandi, le latéral droit rémois, à la pause. On a copié Saint-Étienne pour les bloquer et ça a marché. On les a sentis un peu perdus sur le terrain."

La seconde période sera tellement hachée et disputée que le rapport de force ne basculera plus d'un côté ni de l'autre. Sauf au moment où Lacazette a contraint Placide à dévier le ballon dans son but, à la 91e... "On a laissé trop d'espaces entre nos lignes et on était statiques. On ne les a jamais vraiment inquiétés", décrivait le Lyonnais Jallet juste avant le début de la seconde période. Une lucidité finalement salvatrice.

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