Face aux Pays-Bas, Deschamps veut "garder le fil conducteur"

Face aux Pays-Bas, Deschamps veut "garder le fil conducteur"

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MONDIAL 2014 - Le sélectionneur de l'équipe de France, Didier Deschamps, a déclaré lundi que l'amical contre les Pays-Bas, mercredi au Stade de France, "ne sera pas un match-sanction" dans l'optique de la Coupe du monde 2014. Il a aussi dit d'autres choses. La preuve.

"Éteignez-moi la lumière, je vois que dalle !"C'est un Didier Deschamps les yeux plissés mais souriant qui a débarqué ce lundi dans la salle de presse de Clairefontaine. Les 24 Bleus qu'il a convoqués en vue du match amical France - Pays-Bas de mercredi venaient d'arriver dans les Yvelines pour ce qu'on appelle communément le "rassemblement". L'occasion pour le sélectionneur de répondre aux questions des journalistes et de balayer ainsi l'actualité des Bleus, à un peu plus de 100 jours du coup d'envoi de la Coupe du monde au Brésil.

Sur d'éventuels essais
"Il est possible que des nouveaux débutent mercredi. On quelques acquis : notre aventure commencée il y a deux ans et puis ce barrage retour contre l'Ukraine (3-0 pour valider la qualification pour le Mondial, ndlr). Il faudra trouver le juste équilibre entre joueurs expérimentés et ceux qui doivent acquérir cette expérience."

Sur les éventuelles conséquences de l'amical du mois de mars
"Le France-Espagne de 2010 ? Je ne m'en souviens pas. C'est toujours mieux de gagner les matches hein (sourire). Voilà trois mois et demi qu'on a connu notre grosse émotion du 19 novembre (date du barrage retour contre l'Ukraine, ndlr) avec tout ce qui s'est passé en termes de jeu. Maintenant, il faut qu'on soit capables de reproduire cette implication et cet état d'esprit sans ce contexte, que je ne peux pas recréer, jusqu'à la Coupe du monde. Ce ne sera pas un match-sanction mercredi, mais il me donnera des infos supplémentaires."

Sur le match contre l'Ukraine établie comme référence absolue
"Il faudra s'appuyer sur ce qu'on a très bien fait, même si ce n'était la vérité que d'un seul match. Ce système auquel j'ai de nouveau eu recours au retour avait déjà marché. On n'en est pas prisonniers. A ce moment de la saison et par rapport aux échéances qui arrivent, la forme du moment n'est plus prioritaire. Ce qui m'importe, c'est la valeur potentielle des joueurs à travers tout ce qu'ils font, sous le maillot de l'équipe de France et en club."

Sur les 100 jours d'ici à la Coupe du monde
" C'est beaucoup mais ça va passer très vite. Il n'y a pas de piste de travail particulière, je serai attentif aux nouveaux et à ceux qui peuvent peut-être rejoindre la liste de mai. Là, on ne se trouve pas dos au mur mais face aux Pays-Bas, c'est un match de prestige qui nous attend. L'objectif, c'est de garder notre fil conducteur, indispensable pour le Brésil. En ce qui concerne le staff, tout est calé. On se retrouvera le 18 mai, pour une arrivée des joueurs le 19."

Sur ses critères de sélection
"Je tire des conclusions après chaque match mais je ne remets pas en cause la valeur ou le potentiel d'un joueur. Même les meilleurs joueurs peuvent rater un match. Si je ne me fiais qu'au barrage aller en Ukraine, je n'appellerais plus grand-monde... Ma réflexion se fait par rapport à la vie de groupe.
Je n'ai pas d'inquiétude. Des certitudes ? Dans le foot je ne crois pas que ça existe. Après deux ans de mandat, je connais bien mes joueurs, sportivement et humainement, même si j'aurai toujours des interrogations pour établir une liste ou aligner une équipe. Beaucoup d'autres critères que l'aspect sportif entrent en compte. Évidemment une liste pour passer dix jours ensemble ne se construit pas de la même façon que pour un tournoi final. Je le sais d'expérience (sourire)."

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