Fair-play financier : Jean-Michel Aulas vole au secours du PSG, mais...

Fair-play financier : Jean-Michel Aulas vole au secours du PSG, mais...
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FOOTBALL - L'UEFA se réunit ce lundi pour évoquer les aménagements possibles du fair-play financier, ce nouveau règlement qui bride le PSG dans son recrutement. À cette occasion, le président du club de la capitale, Nasser-Al Khelaïfi, pourra compter sur le soutien inattendu mais inconditionnel de son homologue lyonnais, Jean-Michel Aulas. Mais cela pourrait ne pas suffire.

Le fair-play financier ? "Un bidule inventé par le Bayern et Barcelone pour que personne ne les rejoigne", tempêtait le truculent Guy Roux la semaine dernière dans les colonnes du Parisien . Cinq mois après sa mise en application, le constat est là : en s'attaquant au déficit et non à la dette, le nouveau règlement de l'UEFA, voulu pour assainir les comptes des clubs européens, protège les mastodontes du Vieux Continent, largement endettés pour la plupart, et brise les ailes des ambitieux investisseurs. Au premier rang desquels figure bien entendu les Qataris à la tête du PSG, bridés dans leur recrutement cet été et qui comptent sur de possibles aménagements à l'issue de la table ronde dédiée au sujet ce lundi à Nyon, au siège de l'instance européenne.

Nasser Al-Khelaïfi, le président parisien, aurait pu choisir d'attaquer en justice, avec de bonnes chances de l'emporter, tant le fair-play financier sort des clous du droit européen . "Mais nous ne voulons nous fâcher avec personne", s'était justifié il y a plusieurs semaines ce dirigeant réputé pour sa diplomatie. Quelle autre voie peut-il donc suivre ? "Aujourd'hui il y a une règle européenne, et il y a d'autres règles dans chacun des pays. Il faut aller vers une harmonisation", préconisait, dimanche soir, son homologue lyonnais Jean-Michel Aulas dans le Canal Football Club.

Michel Platini : "Nous sommes ouverts"

"La réunion de demain (lundi) a pour but d’arriver avec un certain nombre de suggestions pour ceux qui ont l’impression que la règle économique n’a pas été totalement préservée, et pour ceux qui, quand on est dans un contexte de concurrence loyale, souhaitent pouvoir être concurrentiels, ajoutait celui qui, depuis deux ans, a fortement réduit le train de vie de son club pour assainir ses comptes. Il y a un certain nombre de pondérations à trouver et je serai aux côtés des gens du PSG. On va les aider à faire en sorte qu’ils puissent obtenir ce qu’ils souhaitent."

Son soutien ne sera pas de trop. Car, en face, ils seront nombreux à demander un règlement encore plus strict, comme le fait régulièrement le coach de Chelsea, José Mourinho . Depuis longtemps, le lobby allemand , par exemple, a fait du PSG sa cible privilégiée, le président de Dortmund plaidant même récemment pour une exclusion pure et simple du club parisien des compétition européennes. Ce qui nourrit l'idée selon laquelle certains voient cette nouvelle concurrence comme une menace.

"C'est moi qui ai souhaité faire le point sur ce dossier, explique à L’Equipe de ce lundi Michel Platini, le président de l’UEFA. Je rappelle que le fair-play financier a été lancé selon la volonté des clubs. Nous allons les écouter. Mais le fair-play financier ne va pas changer de nature. Nous ne modifierons pas les règles fondamentales qui veulent que les clubs ne dépensent pas plus d’argent qu’ils n'en génèrent. Pour le reste, nous sommes ouverts. Et nous-mêmes, à l’UEFA, pouvons avoir envie de modifier, à la marge, certaines choses." Alors, le changement, c'est (déjà) maintenant ? C'est encore une fois politique, alors rien n'est moins sûr. Mais on peut toujours rêver.

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