Fair-play financier : le PSG ne pourra plus flamber au mercato

Fair-play financier : le PSG ne pourra plus flamber au mercato

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TRANSFERTS - On ne pourra plus compter sur le PSG pour recruter des stars mondiales du foot à prix d'or, et surtout pas Cristiano Ronaldo, Lionel Messi ou Eden Hazard. Les sanctions qui frapperont très bientôt le club dans le cadre du fair-play financier vont en effet le contraindre à réduire sérieusement son train de vie somptuaire. Explications.

On pensait qu'une nouvelle ère était encore en train de commencer au Paris Saint-Germain, moins de trois ans après l'arrivée de Qatar Sports Investments (QSI) à la tête du club. Parce que l'échéance de la mise en application, cet été, du fair-play financier, cette nouvelle mesure de l'UEFA contraignant les clubs participant aux coupes d'Europe à ne pas dépenser plus que ce qu'ils gagnent, n'apparaissait pas, jusqu'à récemment, comme une menace concrète. Les experts indépendants mandatés par l'instance européenne ont pourtant bien épluché les comptes de tous les clubs et ont décidé d'en sanctionner une vingtaine, dont le PSG. Lequel va devoir vite réduire son train de vie.

Si les sanctions ne seront entérinées que jeudi ou vendredi, avant d'être officiellement communiquées en début de semaine prochaine, cela ne fait plus de doute. En plus de s'acquitter d'une amende de plusieurs dizaines de millions d'euros , Paris va devoir résorber très rapidement un déficit de 107 millions d'euros. Pourquoi ? Parce que l'UEFA a jugé que le contrat d'image signé par le PSG avec l'office du tourisme du Qatar, d'un montant de 200 millions d'euros annuels (soit la moitié des recettes du club), ne correspond pas aux prix du marché. L'instance de contrôle a donc décidé de le décoter de 200 à 100 millions par an. D'où le déficit susmentionné, car le PSG peinait déjà à équilibrer ses comptes.

Il faudra le réduire d'au moins 55 millions pour atteindre les 45 autorisés par le règlement du fair-play financier, avant de devoir encore l'abaisser à 30 millions à l'horizon 2015. Dit autrement : il va falloir compter scrupuleusement les sous. Si les folles sommes d'argent dépensées en transferts (90 millions d'euros l'été dernier, 147 millions en 2012) ont pu être compensées par l'actionnaire, ce n'est pas le cas de la masse salariale, qui continue de peser 220 millions annuels dans les caisses du club, sans parler des charges s'élevant à 96 millions.

La folle dynamique brutalement freinée

Même en ayant échappé à un encadrement de ladite masse salariale (grâce à l'amende salée qu'il paiera), le PSG n'aura donc pas le choix : il va falloir vendre des joueurs, parmi les plus gros salaires de l'effectif, pour dégraisser le mammouth. Mais aussi renoncer à l'idée d'animer le mercato comme lors des trois dernières années. Ce n'est pas cet été, ni même probablement dans les prochaines années, que Paris pourra recruter Lionel Messi, Cristiano Ronaldo ou Eden Hazard, pour dégager de nouvelles recettes commerciales conséquentes et rendre son rêve de remporter la Ligue des champions un peu plus possible encore.

Le club pourra, cependant, renforcer son équipe, mais en recrutant moins cher, et toujours à condition de vendre des joueurs. Le PSG comptera sur la prochaine augmentation de ses contrats de sponsoring. Les nouveaux partenariats avec Nike, l’équipementier, et Emirates, le sponsor maillot, entrent en vigueur à partir du 1er juillet et vont rapporter, à eux deux, 50 millions d'euros au club, contre 15 actuellement, soit trois fois plus. Les accords de sponsoring avec PMU et Citroën progressent également pour atteindre 1,5 million, en attendant que d'autres marques s'engagent à leur tour. Et c'est cet été que le nombre de places VIP du Parc des Princes passera de 3000 à 4000, tandis que les tarifs de la billetterie augmenteront globalement. Mais, dans tous les cas, cela n'épargnera pas au PSG de maîtriser ses dépenses et réduire sa masse salariale.

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