FC Nantes : le projet du nouveau stade enterré après l'enquête pour fraude fiscale pesant sur le président Kita

Football
ANNULÉ - La métropole de Nantes ne vendra pas la parcelle censée accueillir le nouveau stade de foot du FC Nantes, a-t-elle annoncé ce lundi 25 février. Une décision qui fait suite à l'ouverture d'une enquête préliminaire visant la situation fiscale du président Waldemar Kita.

Les Canaris ne quitteront pas La Beaujoire. Ce lundi 25 février, la Métropole nantaise a annoncé l'abandon du projet de nouveau stade privé, confirmant une information de nos confrères de Ouest-France. Une décision motivée par les soupçons de fraude fiscale pesant sur Waldemar Kita, le président et propriétaire du FC Nantes. "Au-delà des tensions, des oppositions et des interrogations que ce projet suscite, l'annonce d'une enquête préliminaire du parquet national financier visant la situation fiscale de M. Kita rend impossible la cession d'un terrain public à son profit", justifie la Métropole dans un communiqué publié à la mi-journée.


Celle-ci devait voter, en avril prochain, le principe de céder une parcelle de 9 hectares au FC Nantes pour permettre la construction d'une nouvelle enceinte de 40.000 places, devant accueillir notamment le Mondial de rugby 2023 et les JO 2024. Mais la situation fiscale personnelle du président et la perquisition surprise la semaine dernière par le PNF des bureaux nantais et parisiens du club, dans les laboratoires Vivacy, l'entreprise de l'homme d'affaires spécialisée dans la chirurgie esthétique, ont conduit la Métropole nantaise, présidée par Johanna Rolland, à déclarer "que le projet ne pourra, en tout état de cause, pas se dérouler dans les délais envisagés, ni dans un climat serein, quelles que soient les conclusions" de l'enquête.

Un projet qui ne faisait pas l'unanimité

Le nom du président du FC Nantes était déjà apparu dans plusieurs affaires d'évasion ou de fraude fiscale. Le Monde avait affirmé, dans le cadre des "Panama Papers", que Kita était actionnaire d'une société offshore fondée en 2007 aux Iles Vierges britanniques, un paradis fiscal. L'intéressé avait démenti ces affirmations. En 2016, le quotidien L'Écho avait révélé lors des "Football Leaks" qu'une grande part des actions du club (plus de 99%) était détenue par une société basée en Belgique, Flava Groupe. Ce dispositif aurait permis à Waldemar Kita d'éviter de payer les impôts sur les plus-values réalisées lors de la vente des actions.


Si cela n'avait jusqu'alors pas éclaboussé le projet porté par l'hommes d'affaires, les récents soupçons l'entourant ont finalement poussé les élus locaux à revoir leur copie. Contesté par des associations de supporters et de riverains, le projet de construction d'un nouveau stade ne verra donc pas le jour. Toutefois, dans son texte, la maire de Nantes réaffirme son ambition de voir Nantes disposer, à terme d'une autre enceinte que La Beaujoire, financée par des fonds privés.

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