France-Allemagne (2-0) : sans Karim Benzema ni Mathieu Valbuena, mais avec du ressort

France-Allemagne (2-0) : sans Karim Benzema ni Mathieu Valbuena, mais avec du ressort

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FOOTBALL – Privée de ses deux meilleurs éléments offensifs face aux champions du monde allemands ce vendredi soir, l'équipe de France a fait contre mauvais fortune bon cœur en attaque, dans le sillage d'Anthony Martial, Olivier Giroud et Antoine Griezmann.

Comme s'il n'était pas déjà assez difficile de ne pas penser à eux... On a remarqué, en arrivant au Stade de France ce vendredi soir, sur chacune des photos de joie collective affichées sur les grilles entourant l'enceinte, les visages de Karim Benzema et Mathieu Valbuena. Entre les retranscriptions d'écoutes téléphoniques et les commentaires divers et variés, on a fini par minorer le fait que l'équipe de France devait faire sans ses deux meilleurs joueurs, et de loin. Elle n'en a eu que plus de mérité à dominer l'Allemagne (2-0). Focus, depuis les tribunes, sur les trois hommes chargés de porter l'attaque des Bleus dans ce contexte si particulier.

  OLIVIER GIROUD
On l'a vu faire tout ce que Benzema ne fait pas : harceler la défense centrale adverse chaque fois que le ballon passait par ses pieds ; venir batailler (avec plus ou moins de succès) dans le jeu aérien ; jouer en remises, de la poitrine ou du pied, en première intention. Le tout en résistant vaillamment à la charge physique imposée par les Allemands. Étonnamment, c'est à la réception d'une offrande de Martial qu'il a ouvert le score juste avant la pause, alors que Griezmann a été son relais privilégié tout au long du match. Imprécis techniquement dans la surface pendant de longues minutes, au point de rater parfois les contrôles les plus élémentaires, il s'est réveillé durant le second acte, guidant ses partenaires d'attaque du geste et de la voix sur les phases sans ballon. Preuve de sa confiance et de son imperturbable sens de l'initiative.

► ANTOINE GRIEZMANN
De loin le plus volontaire et le plus remuant des membres de ce trio. On l'a souvent vu revenir chercher des ballons à hauteur de ses milieux ou venir défendre sur le flanc droit en soutien de Sagna... tout en multipliant les appels entre les lignes. S'il a raté beaucoup de passes et de coups de pied arrêtés durant la première période, il a réglé la mire en seconde, inscrivant un but refusé pour hors-jeu à la conclusion d'une combinaison à trois au retour des vestiaires, il a, par exemple, trouvé la tête de Giroud après un sublime double contact suivi d'un centre dos au but. Une fulgurance qui laisse, finalement, un sentiment de gâchis concernant sa performance globale.

► ANTHONY MARTIAL
Moins tranchant que lorsqu'il n'était encore qu'un joker de luxe en sélection, le néo-Mancunien a toutefois fait la différence à lui seul sur le premier but français. Coincé le long de la ligne sur son aile gauche, il a eu le mérite de tenter de nombreuses combinaisons, comme ce superbe double une-deux avec Matuidi à la 26e minute. Mais il a aussi beaucoup souffert du marquage de Boateng, qui a coupé ses courses et l'a longtemps dominé physiquement, malgré une belle résistance du Français. Qui a aussi réussi l'exploit de faire hurler le Stade de France de plaisir, ce qui n'arrive pas si souvent, d'une petite roulette du plus bel effet. On se souviendra, en outre, qu'avant sa passe décisive, il a manqué d'un cheveu d'en offrir une autre au même Giroud. Difficile, dès lors, de faire la fine bouche en dressant le bilan de son match. Rappelons que le gaillard n'a que 19 ans.

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