France - Bulgarie 93 : "J'ai revu ce match pour la première fois il y a seulement quelques jours"

France - Bulgarie 93 : "J'ai revu ce match pour la première fois il y a seulement quelques jours"
Football

RÉTRO - Alors que les hommes de Didier Deschamps affrontent les Bulgares vendredi soir en match qualificatif pour le Mondial 2018, le mauvais souvenir de la défaite du 17 novembre 1993 resurgit. Vincent Guérin (50 ans), reconverti dans événementiel sportif et la gestion d’images, a disputé ce match traumatisant pour les Bleus et explique à LCI combien ce match l'a aussi beaucoup marqué.

LCI : Quels souvenirs gardez-vous du France-Bulgarie de 1993 ?

Vincent Guérin : Je me souviens qu’au moment du but de Kostadinov, il n’y avait plus un bruit au Parc des princes. Tout le monde s’est tu. On entendait les Bulgares qui se congratulaient et criaient leur joie après avoir marqué. Mais le pire, c’était dans les vestiaires. Tout le monde s’est changé rapidement et est reparti très vite. Je n’avais jamais vu ça dans ma carrière. Le coach (Gérard Houllier) était parti de son côté. Ce soir-là, c’était l’ébranlement de la maison équipe de France. Il y a eu une tempête médiatique, il y a eu un point presse qui a été fait par le sélectionneur ensuite.

LCI : À chaud, vous avez reparlé du match avec vos coéquipiers ?

Vincent Guérin : On n’en a pas vraiment reparlé. Pour tout vous dire, j'ai revu le match pour la première fois il y a seulement quelques jours. En 23 ans, je ne l’avais pas visionné, mais je l’ai commenté sur la chaîne du câble qui l’a rediffusé lundi. Et au final, je me suis dit qu’on avait fait une bonne seconde période et que les Bulgares n’avaient pas tiré une fois au but avant cette fameuse action. Et après le match, on n’avait même pas conscience de la qualité de cette deuxième mi-temps.

Je n’ai perdu qu’un match en équipe de France, et c’était celui-là..."- Vincent Guérin

LCI : On a souvent cherché des causes à cette défaite et il y a notamment eu une polémique concernant David Ginola, l’un de vos partenaires au PSG. Est-elle justifiée ?

Vincent Guérin : Sincèrement, la polémique Ginola, elle n’avait pas lieu d’être. Mais dans ce genre de contexte, on a toujours besoin de trouver des boucs émissaires. Mais cette polémique montrait aussi les tensions qu’il pouvait y avoir entre les joueurs marseillais et parisiens.

LCI : Vous dites-vous que cet épisode a permis aux Bleus en 1998 ?

Vincent Guérin : Non, je me dis d’abord, et c’est ce qui m’embête, qu’on n’a pas participé à la Coupe du monde. Mais ce match contre la Bulgarie, je pense toujours que c’est un accident. Même s’il y a eu un autre accident contre Israël dans le match avant. Je trouve vraiment dommage de pas avoir participé à ce tournoi parce qu’il y avait deux générations, celle de Marseille et du PSG qui étaient très prometteuses. Et puis l’autre question qui se posait pour certains, était de savoir si on allait disputer une Coupe du monde dans notre carrière. Au final, je n’en ai pas disputé, c’est plus pour ça que c’était dur. Je n’ai perdu qu’un match en équipe de France (dans le temps réglementaire), et c’était celui-là...

France-Bulgarie : revivez le traumatisme de novembre 1993

En vidéo

France-Bulgarie : revivez le traumatisme de novembre 1993

Lire aussi

    Sur le même sujet

    Et aussi

    Lire et commenter

    Alertes

    Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent